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12 juin 2015 5 12 /06 /juin /2015 09:41

~~ 10 juin 2015 Lettre aux enseignants Ce jeudi 11 juin, des mouvements de contestation de la réforme du collège sont encore annoncés. C'est l'occasion pour moi, en cette fin d'année scolaire, d'exprimer aux enseignants mon sentiment sur l'évolution de l'Education nationale depuis trois ans et d'engager avec eux un dialogue sur mes propositions pour le renouveau de l'Ecole, indispensable au redressement de notre pays. Je vous écris parce que je suis inquiet de l’évolution de notre école, comme beaucoup de parents, comme beaucoup d’élus, et peut-être aussi comme beaucoup de membres de la communauté éducative. Il me semble utile de partager avec vous quelques réflexions que certains jugeront peut-être trop politiques mais qui n’en sont pas moins sincères. A chacun d’entre vous, et si vous le souhaitez, d’y réagir : http://www.force-republicaine.fr/education-parce-que-tout-commence-par-la-2/. Croyez que je lirai vos réactions avec intérêt. Nos dirigeants actuels avaient la certitude que l’Education nationale était le champ de leurs meilleures compétences : la loi de 2013 s’est intitulée sans trop de modestie « loi de refondation de l’école de la République ». En trois ans, l’Education nationale a connu une succession désordonnée de trois ministres, trois directeurs de l’enseignement scolaire, deux présidents du conseil supérieur des programmes, mais sur le fond, à quoi avons-nous assisté? A la remise en cause de l’excellence : suppression des « internats d’excellence », suppressions envisagées (puis abandonnées) des classes préparatoires ou des notes, réduction de 50% du montant des bourses au mérite à la rentrée 2015. La promotion des activités d’occupation des enfants s’est faite au détriment des enseignements fondamentaux : la réforme des rythmes scolaires entreprise au mépris des élus en est l’illustration. La suppression de la note de vie scolaire au collège envoie un signal désastreux malgré les appels unanimes, après les attentats de janvier, au renforcement de l’autorité à l’école et du respect des professeurs. La multiplication de bavardages sur des sujets divers : ABCD de l’égalité, théorie du genre,… ne mène qu’à des polémiques inutiles. Un effondrement sans précédent du nombre de jeunes choisissant l’apprentissage pose question. La réforme du collège a pour objectif l’égalitarisme et pour moyen la baisse des exigences. Certes la volonté de donner une marge d’autonomie aux établissements doit être saluée mais la dilution d’une part des enseignements fondamentaux dans des «enseignements pratiques interdisciplinaires » au contenu bien flou ne peut aller dans le bon sens. Je ne suis pas par principe hostile à l’interdisciplinarité, mais une fois que l’on a donné des bases solides à tous les élèves dans chaque discipline. La réduction de l’enseignement du latin et la suppression des sections européennes et des classes bi langues que j’ai lancées en 2004 avec l’Allemagne constituent la négation de nos racines comme de notre futur européen. Enfin les projets de programme écrits dans un jargon consternant révèlent une déconnection de la réalité. Mais il ne suffit pas de critiquer, il faut aussi proposer. J’ai fait connaître il y un an mes propositions pour l’éducation. Elles sont guidées par la conviction que l’école a pour mission et pour devoir de transmettre une culture solide à des enfants et des jeunes dont l’attention est sollicitée aujourd’hui par de multiples activités les éloignant de l’exigence de l’effort. Voici quelques-unes de ces propositions. L’échec que représente depuis longtemps la sortie du système éducatif sans qualification de 120 000 jeunes chaque année doit être sérieusement traité dans un pays qui compte autant de chômeurs. Pour la plupart ces jeunes avaient quitté l’école primaire en ne maîtrisant pas la lecture. C’est pourquoi je propose d’avancer la scolarité obligatoire à 5 ans (au lieu de 6 ans) afin de donner aux élèves une année supplémentaire d’apprentissage de la lecture. Les professeurs devraient être formés aux dernières avancées des sciences cognitives afin d’utiliser les méthodes les plus efficaces pour apprendre à lire aux enfants. Et s’il y a un effort budgétaire à consacrer à l’éducation nationale, c’est sur les objectifs d’apprentissage de la lecture et d’acquisition du vocabulaire qu’il faudrait le faire porter. Les programmes de l’école devraient être recentrés en consacrant les trois quarts du temps de classe à la lecture, à l’écriture, au calcul, à l’étude des grands personnages et des grandes dates de l’histoire de France. La transition entre école et collège devrait être facilitée par des professeurs bivalents en 6ème et 5ème. Le collège permettrait ainsi l’approfondissement des savoirs fondamentaux et l’ouverture sur le monde (langues, économie, numérique, environnement), et le brevet, nécessaire pour poursuivre au lycée, devrait effectivement attester de la maîtrise du socle commun de connaissances. Après le collège, les jeunes souhaitant se préparer à un métier, notamment par l’apprentissage, pourraient le faire plus facilement car les régions – mieux placées pour connaître les besoins des bassins d’emploi que les rectorats – recevraient la responsabilité de l’enseignement professionnel et pourraient décider d’adaptations régionales aux diplômes. Si nous voulons arrêter l’échec de plus de la moitié des étudiants en première année d’université, le baccalauréat devrait être plus solide dans son contenu et plus simple dans son organisation : quatre épreuves, avec un niveau d’exigence accru, passées début juillet pour ne pas supprimer chaque année des semaines de cours, toutes les disciplines ne faisant pas l’objet d’épreuves étant notées en contrôle continu. Sur la formation des professeurs - c’est objectivement un échec de l’Education nationale depuis vingt-cinq ans, et nous en avons tous une part de responsabilité - il faudrait proposer des stages dans un établissement scolaire dès la première année d’université aux étudiants qui envisagent d’être enseignants. Et ceux qui réussissent les concours recevraient une formation alternée impliquant des enseignants chevronnés volontaires. La formation continue tout au long de la carrière devrait aussi répondre aux besoins concrets des enseignants. Enfin, parce qu’il est anormal qu’un professeur certifié débutant ait un traitement inférieur à celui d’un inspecteur des impôts débutant, je propose de revaloriser les traitements, en maîtrisant les effectifs et en récompensant effectivement les enseignants qui s’investissent. Dans mes fonctions politiques mais aussi comme parent, j’ai souvent pu mesurer la difficulté toujours renouvelée de votre tâche. Mais je sais aussi votre passion et la solidité de votre engagement professionnel et civique. Avec estime confiance, je veux vous témoigner de ma conviction que votre vocation mérite d’être soutenue par tous et de s’épanouir au sein d’un système éducatif intelligemment rénové. Lettre aux enseignants

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  • Gaullistes de Bretagne et Pays de la Loire
  • Ancien èlu.R.P.R.
1983:à PARIS-
2001: en LOIRE-ATLANTIQUE.
Ancien chargé de mission du Chêne.
Ancien chargé de mission de l'union Gaulliste de France
Actuellement: Président de l' UNC de Batz sur Mer. de puis 2004.
Président du comité UNC pour les commémorations des cérémonies du 70 em anniversaire
  • Ancien èlu.R.P.R. 1983:à PARIS- 2001: en LOIRE-ATLANTIQUE. Ancien chargé de mission du Chêne. Ancien chargé de mission de l'union Gaulliste de France Actuellement: Président de l' UNC de Batz sur Mer. de puis 2004. Président du comité UNC pour les commémorations des cérémonies du 70 em anniversaire

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