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9 juillet 2015 4 09 /07 /juillet /2015 09:53
- Six ans après le début de la crise grecque, aucune solution durable n’a encore été trouvée. A qui la faute ? La première responsabilité incombe au gouvernement grec qui depuis six mois fait perdre du temps à son pays et à l’ensemble de l’Union. M. Tsipras a ruiné les efforts très significatifs qui avaient été enregistrés pour améliorer la situation et dont les premiers résultats se faisaient sentir. Mais dans le même temps, l’irrésolution de l’Union européenne est délétère : elle se contente d’attendre les derniers développements de la crise sans jamais taper du poing sur la table, sans jamais proposer d’initiatives nouvelles. Le Conseil européen de mardi soir, qui a réuni vingt-huit chefs d’État et de gouvernement pour ne décider absolument rien, envoie un message pathétique. Tout cela ne profite au final qu’aux pourfendeurs de l’Europe, de l’extrême droite et de l’extrême gauche. Est-ce la démonstration que l’Europe, première puissance économique mondiale, est un colosse aux pieds d’argile ? Les faiblesses de la construction européenne sont mises à jour. La priorité absolue est de lancer une initiative non seulement pour sortir du problème grec mais aussi pour protéger la zone euro, garantir son indépendance et renforcer l’Union. Nous devons de toute urgence mettre en place un pilotage économique de la zone euro qui se réunira tous les mois au niveau des chefs de gouvernement, avec un agenda précis d’harmonisation fiscale et sociale. Nous retrouverons ainsi l’initiative au lieu de subir les événements. Et nous serons plus forts face aux obstacles nouveaux qui se dresseront au-delà de la crise grecque ; je pense notamment au risque d’une sortie du Royaume-Uni de l’Union. Quel jugement portez-vous sur l’action de la France dans ces négociations ? L’attitude de François Hollande depuis le début de cette crise contribue à affaiblir les positions des négociateurs. Le chef de l’État envoie des messages contradictoires en permanence : il veut donner le sentiment qu’il est sur la ligne de Mme Merkel tout en laissant entendre à M. Tsipras qu’il comprend sa démarche. En finassant, M. Hollande met en péril les négociations. Le premier ministre grec profite de cette situation et a ainsi toute latitude pour humilier les institutions européennes, comme il l’a fait encore mercredi devant le Parlement. Un compromis peut-il être négocié sur la base de nouveaux prêts des partenaires européens à la Grèce ? La pire des situations possibles serait un mauvais accord, conclu dans l’urgence, sans aucune perspective durable de redressement de la Grèce. L’Union ne peut pas promettre un nouvel engagement financier des partenaires européens - et donc, à terme, une charge supplémentaire pour les contribuables français - sans que des garanties soient données sur les réformes internes qui permettront à la Grèce de se redresser et de rassurer ses créanciers. Il ne faut pas non plus qu’Athènes se retrouve en situation de défaut de paiement à la fin du mois, entraînant une sortie désorganisée de la zone euro et faisant courir des risques d’explosion sociale. Le chaos grecnous toucherait, son marché nous serait fermé, la perspective de retrouver nos créances s’évanouirait et nous serions la risée du reste du monde. La seule voie constructive est un accord équilibré, qui comprend un nouveau plan de soutien, en échange de réformes structurelles sérieuses. En cas d’échec, craignez-vous un effet domino sur d’autres économies de l’Union et singulièrement sur celle de la France ? Tout le monde doit prendre conscience qu’un pays peut faire faillite ; cela fait longtemps que je tire le signal d’alarme. La France n’est certes pas la Grèce, mais elle est fragilisée par l’attitude du gouvernement qui ne tient aucun - absolument aucun - de ses engagements. Dette, déficits, chômage : nous sommes le maillon faible de l’Europe. Après trois années d’affaiblissement économique et financier, nous nous retrouvons à la merci d’une nouvelle crise financière ou d’une hausse des taux d’intérêts. Il n’est plus temps de tergiverser : nous devons nous attaquer sérieusement à nos déficits publics. Pourquoi votre parti Les Républicains ne parvient-il pas à parler d’une seule voix sur la crise grecque ? Parce que cette crise exacerbe nos débats intimes sur l’Europe. Parce qu’elle est inédite et parce que les inconnues sont nombreuses. Que se passera-t-il pour la Grèce, et incidemment pour l’Union, une fois les derniers délais écoulés ? Personne ne peut le prédire avec certitude. Nous devons donc collectivement garder notre sang froid et nous méfier des expressions les plus tranchées et des solutions les plus simplistes. Fort heureusement, nos points de vue sont en train de converger et quasiment tout le monde est aujourd’hui d’accord pour privilégier une initiative franco-allemande. Nous parviendrons à sortir de cette crise grâce à notre sang-froid et par notre volonté de penser l’Europe de demain. Quelle que soit son issue, la crise grecque nous commande de revoir le fonctionnement de l’Union. C’est ma ligne de conduite et c’est l’attitude que les Français attendent de nous. Interview au Figaro : "Nous parviendrons à sortir de cette crise grâce à notre sang-froid et par notre volontarisme"

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  • Ancien èlu.R.P.R.
1983:à PARIS-
2001: en LOIRE-ATLANTIQUE.
Ancien chargé de mission du Chêne.
Ancien chargé de mission de l'union Gaulliste de France
Actuellement: Président de l' UNC de Batz sur Mer. de puis 2004.
Président du comité UNC pour les commémorations des cérémonies du 70 em anniversaire
  • Ancien èlu.R.P.R. 1983:à PARIS- 2001: en LOIRE-ATLANTIQUE. Ancien chargé de mission du Chêne. Ancien chargé de mission de l'union Gaulliste de France Actuellement: Président de l' UNC de Batz sur Mer. de puis 2004. Président du comité UNC pour les commémorations des cérémonies du 70 em anniversaire

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