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13 janvier 2015 2 13 /01 /janvier /2015 09:55

12 janvier 2015 1 12 /01 /janvier /2015 17:03

Vous avez participé dimanche à la marche républicaine. Que vous inspire ce rassemblement ?

Les terroristes voulaient nous intimider, nous diviser. La réponse de notre peuple a été puissante et digne : ce fut une vague populaire pour défendre la liberté. Dans l’épreuve, les Français sont beaucoup plus solides qu’on ne le dit parfois. Ils ont l’instinct de la République et ils ont senti que le mot fraternité avait du sens face à la barbarie.

Une fois l’émotion passée que faut-il faire, changer, reconstruire ?

La guerre contre le terrorisme est loin d’être gagnée. Au Proche et Moyen Orient, en Afrique, des réseaux sont structurés, armés, financés. La solidarité de l’Europe et de la communauté internationale doit se manifester sur le terrain militaire et diplomatique. Et puis le virus djihadiste existe chez nous. Il faut renforcer nos moyens de sécurité et de renseignement, mais c’est aussi un combat pour les valeurs que nous devons livrer ensemble. Que des jeunes Français puissent se fourvoyer dans le djihadisme, c’est le signe d’une déstructuration des repères communs.

C’est tous les jours qu’il faut apprendre à aimer la France et à respecter les principes de la République. C’est un défi pour l’Etat, pour son modèle d’intégration qui tourne à vide, pour les élus qui doivent débattre sans exciter la violence, pour l’école et les familles, pour le culte musulman qui doit livrer une bataille spirituelle contre ses extrêmes. Pour désactiver le fanatisme, il faut la force d’un idéal commun.

La loi Macron est en commission à l’Assemblée. De plus en plus de voix à droite estiment que ce texte comporte de nombreux points positifs. Partagez-vous cet avis ?

La situation économique est désastreuse et les perspectives de croissance qui s’annoncent pour 2015 ne permettront en aucun cas de réduire le chômage. C’est la cohésion même de la société française qui est mise en cause. Emmanuel Macron a donc raison de vouloir relancer la croissance. Mais le peut-il ? Non ! Sa loi est beaucoup trop modeste. Les effets seront infinitésimaux par rapport à l’importance des défis à relever.

Vous qui vous dites libéral, aucune mesure de la loi ne trouve gré à vos yeux ?

Il y a quelques points positifs. C’est d’abord un projet de loi qui tourne le dos aux dogmes de la vieille gauche. Le travail le dimanche est aussi une avancée pour moi, de même que les mesures sur les prud’hommes ou la libéralisation des transports par autocar. Mais dans la situation de blocage actuel de notre pays, il faut agir fortement et maintenant. Le gouvernement doit dialoguer avec l’opposition. Ce texte devrait être l’occasion d’une union nationale pour la croissance et l’emploi. C’est pourquoi je déposerai une dizaine d’amendements qui seraient de nature à faire de ce texte de loi un vrai signal vis-à-vis de l’économie française. Si ces amendements étaient adoptés, je pourrais voter ce projet de loi.

Que proposez-vous ?

Le premier amendement porte sur les 35 heures et le renvoi aux négociations en entreprises comme le ministre de l’Economie l’a lui-même évoqué. Un autre consiste à doubler tous les seuils sociaux. Je propose aussi d’instaurer la dégressivité des allocations chômage, de suspendre le compte pénibilité et de mettre en place le contrat de travail à droits progressifs défendu par le prix Nobel d’Economie Jean Tirole, encensé par le gouvernement. Trois autres de mes amendements portent sur la relance de l’apprentissage en redéployant les crédits alloués aux emplois aidés, l’instauration d’accords majoritaires d’entreprise qui puissent prévaloir sur le contrat de travail individuel, et enfin l’instauration d’une barémisation des indemnités prud’homales, comme cela figurait dans une des premières versions du projet de loi Macron.

Ils n’ont aucune chance de passer...

Sur plusieurs des sujets que j’avance, Manuel Valls et Emmanuel Macron ont, eux-mêmes, tenu des discours réformateurs. Alors passons aux actes ! On ne peut pas attendre deux ans et demi pour relancer vraiment l’économie française et combattre le chômage. Pour notre économie, c’est certainement le dernier rendez-vous législatif avant 2017. Et je suis prêt à des aménagements. Sur les 35 heures, une voie de compromis pourrait se dessiner avec des accords offensifs et non plus seulement défensifs pour sécuriser l’emploi. Si le texte est voté en l’état, ce sera un très gros effort politique pour le gouvernement pour un résultat économique quasiment nul. Alors sans en faire « la loi du siècle », on pourrait au moins essayer ensemble d’en faire la loi percutante des deux ans et demi à venir. Ceux qui à droite se sont engagés à voter le texte sans essayer de l’améliorer ont tort.

Sur les professions réglementées, le statu quo est-il tenable ?

Il y a des professions sur lesquelles on pourrait ouvrir davantage le système mais le sujet des notaires est compliqué. Il y a un équilibre à trouver entre la sécurité juridique des actes notariés et le système à l’anglo-saxonne. Quant à la libre installation, je doute que le système d’indemnisation interne à la profession imaginée par Bercy soit conforme à la Constitution.

Vos amendements, c’est aussi toutes les réformes que vous n’avez pas faites...

Je fais de la lucidité et de la vérité l’axe de mon projet de redressement national. C’est la raison pour laquelle depuis deux ans j’ai passé l’essentiel de mon temps à analyser les succès et les échecs du quinquennat précédent pour proposer des solutions qui soient plus radicales et plus en phase avec la gravité de la situation de notre économie.

Quelles initiatives doivent prendre François Hollande et Angela Merkel pour relancer l’Europe ?

2015 est l’année de tous les dangers pour l’Union européenne. Crise ukrainienne, possible redémarrage de la crise financière avec la Grèce, sortie qui se profile de la Grande-Bretagne de l’Europe, besoin de réformes structurelles en France... Sur la Grèce, Paris et Berlin doivent affirmer clairement qu’une décision d’Athènes de ne pas rembourser ses dettes ne serait pas acceptable. Il n’est pas envisageable qu’un pays, même la Grèce, quitte l’euro. En revanche, aucun pays ne peut vivre au crédit des autres. Plus largement, l’Europe doit arrêter d’être le spectateur impuissant des crises, qu’elles soient grecque ou britannique. Pour cela, il faut des changements importants.

Lesquels ?

Je défends l’idée d’une Europe à plusieurs vitesses. L’Europe des 28 devrait être plus souple et l’Europe de la zone euro plus intégrée avec un gouvernement économique contrôlé par un Parlement et un agenda de rapprochement fiscal. J’ajouterai la nécessité d’imposer l’euro comme monnaie de règlement des échanges sur le territoire de la zone euro. C’est seulement si des initiatives fortes sont prises que Paris et Berlin pourraient mettre David Cameron au pied du mur et lui dire : « Maintenant, choisissez dans quelle Europe vous voulez être ou ne pas être ».

Croyez-vous vraiment qu’il y ait un espace pour davantage d’intégration en zone euro ? Les derniers scrutins ne l’ont pas montré…

Oui, les opinions publiques sont déboussolées par l’absence totale de stratégie d’une Europe qui s’est élargie trop vite, qui s’obsède sur des sujets mineurs et ne s’occupe pas des sujets fondamentaux : l’euro, l’immigration, l’emploi et la sécurité. Allégeons un certain nombre de compétences européennes pour se concentrer sur l’essentiel.

Le couple franco-allemand est déséquilibré… La France n’a-t-elle pas intérêt à chercher d’autres alliances en Europe ?

C’est vrai, le couple est déséquilibré. Mais en même temps, il n’y a pas d’autre alternative. Sans couple franco-allemand, pas de réforme possible, sans réforme pas d’élan européen, et M. Cameron quittera l’Europe. La sortie de la Grande-Bretagne, c’est à terme l’éclatement de l’Europe. Mais pour faire avancer le couple franco-allemand, il faut arrêter de critiquer l’Allemagne et de dire qu’elle ne fait pas d’efforts pour le reste de l’Europe. Elle a accepté une évolution du rôle de la BCE, qui pèse lourd face à l’immobilisme de la politique économique en France.

Il n’y a donc, à vos yeux, aucun reproche à faire à Berlin ?

On pourrait donner des «leçons» à l’Allemagne si nous étions en position de force et décidés à nous moderniser : nous avons un déficit public qui grimpe, une compétitivité défaillante et un chômage en hausse ! La quasi-totalité des pays européens se sont réformés : la Suède, l’Allemagne, l’Espagne, la Grande-Bretagne et même l’Italie. Nulle part en Europe, il n’y a de solidarité avec la France contre l’Allemagne. Pour entraîner ses partenaires européens, notre nation doit faire la preuve de son redressement.

Soutenez-vous le mouvement actuel des médecins ?

Je suis opposé au tiers payant généralisé. C’est une usine à gaz technique. Mais c’est surtout une faute politique. La gratuité totale des soins est un leurre, une philosophie qui pousse à l’irresponsabilité.

Si la droite revient au pouvoir en 2017, seriez-vous prêt à augmenter le tarif de la consultation ?

Il est légitime de mieux rémunérer les médecins généralistes, mais étant donné la situation budgétaire de la France, il ne serait pas responsable de s’engager à le faire du jour au lendemain.

Estimez-vous réalisable la nouvelle taxe sur les transactions financières évoquée par François Hollande ?

D’abord, il faut dire la vérité : c’est un impôt supplémentaire ! Pour réussir, elle doit être universelle. On pourrait éventuellement la gérer si elle était au moins européenne. Mais une taxe qui ne concernerait ni la Grande-Bretagne, ni le Luxembourg perdrait de son sens et serait une catastrophe pour la place de Paris.

Économiquement, qu’est-ce qui vous différencie de Nicolas Sarkozy et d’Alain Juppé ?

Il y a une différence d’analyse qui est utile au débat. Je pense que la situation, extrêmement grave, exige un choc puissant pour remettre le pays en marche, avec la mise en œuvre, dans un délai très court, d’une manière un peu musclée, d’une dizaine de réformes. Alain Juppé explique qu’il n’aime pas le mot de rupture. Je le respecte, cela a été ma position pendant des années. Lui est sur la réforme progressive, sur un modèle français qui n’est pas éloigné du mien mais qui en terme de méthode de transformation, me semble compromis. Pour Nicolas Sarkozy, j’attends de voir ce qu’il propose. Entre nous trois, le débat peut être fécond pour l’avenir de notre pays.

Interview aux Échos : «C’est tous les jours qu’il faut apprendre à aimer la France»
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8 janvier 2015 4 08 /01 /janvier /2015 15:01

8 janvier 2015 4 08 /01 /janvier /2015 10:28

Mon interview ce matin sur Europe 1 :

 

Hier, c'est un acte de guerre auquel nous avons assisté. J'ai fait récemment plusieurs déplacements au Proche-Orient. Partout, on sent monter cette mobilisation de l'intégrisme musulman contre notre modèle de société.

 

A cet acte de guerre, la première réponse absolument fondamentale est l'unité nationale. C'est la meilleure façon de montrer aux terroristes qu'ils n'arriveront pas à mettre à genoux une société démocratique comme la nôtre. Donc, le premier acte est de soutenir le gouvernement, le ministre de l'Intérieur, le président de la République.

 

La deuxième réponse est un renforcement des conditions de la lutte anti-terrorisme.

 

La troisième réponse est une réponse de plus long terme, c'est l'éradication du virus intégriste de la société française. La menace va durer parce que des forces considérables se sont organisées depuis des années, ont des moyens financiers, sont soutenues par des groupes qui ont des territoires sous leur coupe. Nous sommes en face d'une situation extrêmement dangereuse qui appelle une mobilisation exceptionnelle.

 

Je participerai bien sur à la marche républicaine organisée dimanche. C'est la place de tous les responsables publics de notre pays, je souhaite qu'il n'y ait aucune voix discordante.

 

 

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8 janvier 2015 4 08 /01 /janvier /2015 07:30

"Si une communauté n'est pas acceptée, c'est qu'elle ne donne pas de bons produits, sinon elle est admise sans problème. Si elle se plaint de racisme a son égard, c'est parce qu' elle est porteuse de désordre. Quand elle ne fournit que du bien; tout le monde lui ouvre les bras. Mais il ne faut pas qu'elle vienne chez nous pour nous imposer ses mœurs" ( Dans De gaulle, mon père, par Philippe de Gaulle. éd. Plon)

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7 janvier 2015 3 07 /01 /janvier /2015 10:51

6 janvier 2015 2 06 /01 /janvier /2015 20:00

 

Comment ce matin ne pas penser, alors même que notre pays doute si fort de lui même, aux combats que Philippe Séguin mena pour que vive notre République qu’il n’a cessé de servir tout au long de sa vie ?

 

Cette République, il l’aimait non pas « apaisée », mais exigeante envers chacun. Il ne la voulait pas passive, mais mobilisée dans une mondialisation dont il avait compris avant beaucoup d’autres qu’elle nous imposait de nouveaux défis. Il ne la souhaitait pas craintive, mais au contraire fière de ses valeurs.

 

Il la trouvait fragile et s’en inquiétait. Comment ne pas voir qu’elle est en effet contestée de toutes parts ? Elle l’est par ceux qui estiment que le vivre ensemble obéit à des codes communautaires supérieurs aux autres normes, fussent elles nationales. Elle l’est aussi par ceux qui l’acclament à longueur de discours, pour mieux l’oublier ensuite avec des décisions gouvernementales qui en sapent insidieusement les fondements. Ne nous y trompons pas : les deux vont de pair...

 

Cette République est menacée par ce que craignait peut-être Philippe Séguin plus que tout : l’esprit de renoncement. Renoncement à être dans l’histoire alors que le monde est incertain, à défendre nos idées en Europe au moment même où elle se cherche un cap, à maîtriser enfin notre destinée nationale en laissant filer le temps. Comment ne pas s’inquiéter devant cet aveu stupéfiant du président République, expliquant lors de ses voeux qu’il suivait un chemin...et qu’on verrait bien après où il mènerait !

 

La République, elle est enfin minée par l’affaiblissement évident du débat public. Philippe Séguin était circonspect – le mot est faible - devant le marketing politique. Il s’interrogeait sur la simplication des idées qu’il voyait se développer et ses conséquences sur la démocratie. Il se faisait un haute idée du peuple français, et, ce faisant, se faisait une haute idée de la politique. Contre le conformisme, Philippe Séguin rugissait. Contre le populisme,  il se dressait. Contre la société du spectacle, il opposait une vision de l’Histoire où depuis toujours s’entremèlent la force des idées, des passions humaines, des réalités géopolitiques. 

 

Nous vivons dans un monde complexe. Le reconnaitre, ce n’est pas démissionner. Ce n’est pas se renier. Ce n’est pas renoncer. C’est même tout le contraire. Cette complexité justement nous oblige. Réfléchir, proposer, se mobiliser, dire la vérité aux Français. Aux plus jeunes, reconnaitre que rien ne leur sera donné. Voilà l’esprit de responsabilité !

 

On me pose souvent la question de l’héritage politique de Philippe Séguin. Je ne suis pas certain qu’il aurait aimé ce mot. Il aurait probablement trouvé dans cette idée d’héritage quelque chose de simplificateur et d’étroit, de vain. Un esprit boutiquier pour tout dire, lui qui n’aimait ni les clans, ni les courants, ni les slogans. Il aurait fait la moue, ou serait parti pour masquer sa pudeur dans un de ces grands éclats de rire qui secouaient alors sa grande carcasse.

 

« Il n’y a pas d’héritage à faire fructifier , il n’y a que des batailles nouvelles à livrer pour la  France ». Voilà sans doute ce que nous dirait Philippe. Si nous sommes toujours prêts à défendre la République si nous sommes toujours en alerte devant les changements du monde qui défient notre nation, alors nous sommes tous fidèles à Philippe Séguin.

 

Le 7 janvier 2010, une grande voix politique s’est tue. Elle a laissé en France un silence d’une intensité particulière. Il m’arrive d’interroger ce silence, lorsque je sens que la France est confrontée à de nouvelles querelles, de nouvelles tensions, ou prête à s’engouffrer dans de nouvelles impasses. Autant dire assez souvent...

 

Il reste un état d’esprit, façonné par les mots de vigilance et d’exigence.  Il reste une espérance. Et un comportement dont on pourra, longtemps encore, s’inspirer.

 

 

 

 

Il y a cinq ans disparaissait Philippe Séguin
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31 décembre 2014 3 31 /12 /décembre /2014 18:36

En cette nouvelle année 2015, je voudrais que les Français puissent sentir que l’avenir est encore ouvert. Pas de fatalité, pas de démission ! Après des décennies de règlementations, de précautions et de protections, les Français ont besoin de liberté pour exprimer leurs talents et hisser de nouveau la France au premier rang des nations européennes.

 

 

 

Au-delà de la politique gouvernementale qui n’est pas à la hauteur de la crise, j’invite le peuple français à puiser en lui les forces du redressement national. Qu’il se montre ardent devant les défis, uni devant les obstacles, solide face aux adversaires de la République.

 

 

 

Il appartient au Président et à son Gouvernement de faire autre chose que ce qu’ils ont fait jusqu’à présent. Les vœux de 2014 ont été réduits à néant. Leurs vœux pour 2015 ne s’accompliront pas sans actes forts et nouveaux !

 

 

 

Quant à l’opposition, plus les mois passent plus ses devoirs sont grands. Elle devra tout à la fois convaincre, rassembler et gagner, non par défaut, mais pour renouveler l’espérance française.

 

 

 

Je souhaite à mes compatriotes de vivre des succès et des bonheurs. Qu’ils trouvent en cette nouvelle année, la force de croire en eux et en notre pays

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30 décembre 2014 2 30 /12 /décembre /2014 19:22

[BAROMÈTRE IFOP-PARIS MATCH] JUPPÉ AU SOMMET

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[BAROMÈTRE IFOP-PARIS MATCH] JUPPÉ AU SOMMET

« Symboliquement, le maire de Bordeaux Alain Juppé achève l’année en tête du baromètre Ifop-Paris Match des personnalités politiques ». C’est ainsi que débute l’article de Paris Match ce mercredi 17 décembre et relatif au baromètre Ifop. 

[EXTRAITS] « Le maire de Bordeaux termine l’année à la première place détrônant les anciens ministres Jack Lang et Jean-Louis Borloo reconvertis l’un dans la direction de musée et l’autre dans l’humanitaire. Evidemment, cette place de n°1 est plus que symbolique pour l’ancien Premier ministre lancé à fond dans sa candidature présidentielle ».

« Dans son match à distance avec Nicolas Sarkozy, Alain Juppé marque encore des points. Il recueille ainsi 91% de soutien auprès des sympathisants UMP (contre 84% pour l’ancien Président). Surtout, il bénéficie à plein de l’anti-sarkozysme de gauche (61% de bonnes opinions chez les sympathisants PS). Certes, Nicolas Sarkozy l’emporte dans le duel auprès des seuls électeurs UMP (56/44) mais il est battu auprès des centristes et plus globalement sur l’ensemble des Français. «On constate un vrai phénomène d’opinion autour d’Alain Juppé», estime Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’Ifop ». 

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26 décembre 2014 5 26 /12 /décembre /2014 09:04

Noël: De François FILLON

Le jour de noël est un moment lumineux qui donne du sens aux belles valeurs de la vie : la famille, la joie des enfants, le partage, la promesse de la paix. Toute cette journée, je penserai à ces visages d’enfants entraperçus dans les camps de réfugiés en Irak et au Liban et à tous les autres en Syrie et à Gaza, victimes de l’intégrisme et de l’intolérance. A toutes et tous, je souhaite une très bonne fête de noël. Qu’elle soit pour chacun de vous une source de bonheur et d’espoir.

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19 décembre 2014 5 19 /12 /décembre /2014 09:03

18 décembre 2014 4 18 /12 /décembre /2014 22:23

La situation économique et financière de la Russie devient alarmante. La chute du rouble, la baisse du prix du pétrole, l’effondrement de sa croissance et la pression des sanctions, tout converge pour mettre ce pays en situation de grande fragilité. Certains pourraient secrètement se féliciter de voir les autorités russes affaiblies de l’intérieur, subissant les conséquences de sa politique interventionniste en Ukraine. Mais je crains que ce jugement ne soit de court terme. L’affaissement économique de la Russie aura des répercussions sur l’économie européenne, déjà mal en point. Sur le plan politique, l’Histoire nous enseigne qu’un pays en crise peut être plus agressif qu’un pays prospère. Une Russie isolée, appauvrie, en proie à la récession, serait une menace pour la stabilité de l’Europe. A l’heure où Moscou mesure les risques d’un krach financier et économique, le temps est venu de proposer un accord ferme et audacieux : d’un côté, la Russie clarifie et apaise définitivement sa relation avec l’Ukraine, de l’autre, nous redéfinissons ensemble les termes d’un partenariat économique et politique, digne de la grande Europe.

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10 décembre 2014 3 10 /12 /décembre /2014 18:18

10 décembre 2014 3 10 /12 /décembre /2014 15:21

La visite que j’ai effectuée lundi avec Jean-François Lamour à la base navale française d’Abu Dhabi et à la base aérienne 104 d’où opèrent les 9 rafales qui participent à la coalition internationale contre le prétendu Etat islamique en Irak et au levant m’inspire plusieurs réflexions.

 

Le choix fait en 2009 d’établir une base militaire française permanente dans les Emirats Arabes Unis se révèle une excellente décision. Elle fut pourtant fortement critiquée, notamment par les socialistes qui l’utilisent aujourd’hui à juste titre. Notre présence militaire vient renforcer la sécurité des Emirats dans un contexte régional dangereux ; elle nous fournit un terrain d’entrainement remarquable aussi bien pour nos aviateurs que pour nos forces terrestres et elle nous permet de participer à la lutte contre les tentatives d’établir un Etat terroriste en Irak. C’est aussi une belle vitrine de l’excellence de nos forces et de la qualité de notre industrie d’armement.

 

Le retour d’expérience de ces trois mois d’engagement en Irak, s’il est positif, montre que la coalition internationale est loin d’être une réalité opérationnelle et qu’on s’achemine vers un engagement de longue durée.

 

La question principale est sans aucun doute celle de notre politique vis à vis de la guerre civile en Syrie. L’absence de choix clairs, le soutien minimaliste aux mouvements dits «modérés»,  l’irrésolution américaine, le double jeu turc, le dialogue impossible avec la Russie, tout contribue à faire de la crise syrienne le foyer permanent d’une déstabilisation de tout le Moyen Orient.

L’excellence des hommes et des femmes qui servent les armes françaises justifierait qu’une plus grande attention soit apportée par la nation à leur sécurité, à la récompense de leur engagement et à la reconnaissance de leur valeur. Le premier indicateur de cette reconnaissance est évidemment le budget de la défense qui ne peut plus servir de variable d’ajustement pour venir compenser les mauvais choix économiques et financiers du gouvernement. Les armées ont, depuis vingt ans, subies des ajustements à répétition qui étaient nécessaires. La ligne rouge a été franchie avec le budget 2015 et les correctifs apportés à celui de 2014.

Les moyens de nos armées baissent mais le nombre et le rythme de leurs interventions augmentent. Ce décalage est inquiétant. Il est ressenti sur le terrain par nos soldats qui se donnent à fond avec un professionnalisme et une ardeur admirables

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4 décembre 2014 4 04 /12 /décembre /2014 09:48

 

4 décembre 2014 4 04 /12 /décembre /2014 08:06

Les faits - François Fillon donne tort à son successeur qui dénonce les «provocations» patronales. Il propose quatre mesures d’urgence pour rassurer les chefs d’entreprise. Au-delà, il veut sortir de la «surprotection» pour «déverrouiller l’économie».

 

Vous jugez « importante » la mobilisation patronale de cette semaine. Pourquoi ?

Les amours estivales de Manuel Valls avec les entreprises n’ont pas survécu à l’automne. Je n’y ai jamais vu qu’une posture et de fait, les actes n’ont pas suivi. Les entreprises sont dans une situation désastreuse. La pérennité même de beaucoup d’entre elles, notamment des PME, est menacée. C’est ce qui aboutit aux manifestations de cette semaine. Alors quand le Premier ministre parle de « provocation », c’est un discours inacceptable ! Il n’y a pas deux sortes de citoyens, ceux qui ont le droit de manifester et ceux pour qui une manifestation tous les vingt ans serait de trop.

Pierre Gattaz, le président du Medef, en fait-il trop ?

Chacun son style, ce n’est pas le sujet. Il n’est pas normal que le gouvernement stigmatise ainsi un partenaire social. Imagine-t-on un Premier ministre déclarant que [le secrétaire général de la CFDT] « Laurent Berger en fait trop » ? Cela traduit une vision de l’économie qui n’est pas en prise avec la réalité, même au sein de la gauche dite moderne. Même chose quand le gouvernement veut imposer du donnant-donnant aux entreprises, comme si elles étaient une sorte de structure publique devant obéir.

Il est de bon ton, dans la classe politique, de louer les petites entreprises mais de se démarquer des organisations patronales…

Eh bien moi je ne distingue pas les petites entreprises et les grandes. Je n’ai jamais reproché à Total ses bénéfices ; je suis très fier que 20 ou 25 groupes français aient une dimension mondiale. Mais il est vrai que les grandes entreprises ont la capacité à se tourner vers les marchés étrangers pour échapper aux contraintes françaises, ont les ressources pour faire face à la complexité des normes, et ont accès direct aux gouvernants pour alerter sur leurs difficultés. Pas les plus petites.

Comment apaiser la colère des entrepreneurs ?

Il faut réagir. Très vite. Le Premier ministre doit prendre quatre mesures. D’abord, suspendre pendant deux ans l’entrée en vigueur du compte pénibilité, le temps de tout remettre à plat, soit au sein d’une commission parlementaire droite-gauche, soit avec un groupe de travail comprenant des chefs d’entreprise. En l’état, ce dispositif est impossible à appliquer et il représente une menace lourde pour l’équilibre financier des retraites. L’idéal serait l’abrogation mais j’essaie d’être réaliste, de tenir compte de la pression de la majorité et de la CFDT. Cette mesure suspensive est à portée de main de Manuel Valls. Ensuite il faut abroger l’interdiction des temps partiels à moins de 24 heures par semaine, elle aussi inapplicable et facteur de chômage. Je propose aussi de suspendre les seuils sociaux pour un ou deux ans, puisque la négociation sur ce sujet semble vouée à l’échec. Enfin, dernière mesure : généraliser les contrats entre le fisc et les PME, afin de donner de la visibilité plutôt qu’une impression d’inquisition permanente.

Quelle part de responsabilité prenez-vous dans l’empilement des contraintes que vous dénoncez ? Vous avez vous-même ouvert la boîte de Pandore en inscrivant le mot pénibilité dans la réforme des retraites de 2003…

 
Suite de l'interview : 
 
François Fillon : «Manuel Valls doit suspendre le compte pénibilité»

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1983:à PARIS-
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Ancien chargé de mission de l'union Gaulliste de France
Actuellement: Président de l' UNC de Batz sur Mer. de puis 2004.
Président du comité UNC pour les commémorations des cérémonies du 70 em anniversaire
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