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19 février 2015 4 19 /02 /février /2015 16:06

Christophe Béchu, pourquoi il s’engage auprès d’Alain Juppé

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Dans le cadre de la présidentielle de 2017, l’UMP a fait le choix d’organiser une élection primaire afin de désigner notre candidat à la magistrature suprême. Plusieurs responsables ont déjà fait connaître leur intérêt, voire leurs intentions. Pour ma part, j’ai choisi de soutenir Alain Juppé.

On a coutume de dire que l’élection présidentielle consacre la rencontre entre un homme et un peuple à un moment donné de notre histoire. Si tel est le cas, et je le crois foncièrement, Alain Juppé répond à cette alchimie, et c’est avant tout pour cette raison que je m’engage à ses côtés.

Je connais bien Alain Juppé, qui fut un Premier ministre déterminé et courageux, et qui est aujourd’hui le maire d’une ville, Bordeaux, qu’il sait développer de façon dynamique et harmonieuse. Expérimenté, reconnu au plan international, Alain Juppé a la stature d’un homme d’Etat. Au sein de notre famille politique, c’est lui qui porte le mieux notre volonté d’alternance au plus haut sommet, et qui est en capacité à fédérer les Français autour d’un projet qui leur donne à la fois des perspectives et de l’espoir.

Depuis plusieurs années, la France est frappée par une succession de crises, financières, sociétales ou morales. La gauche au pouvoir, dont les responsables atteignent des pics d’impopularité jusqu’ici inégalés, montre chaque jour ses faiblesses et son impossibilité chroniques à résoudre les problèmes auxquels est confronté notre pays et dont souffrent nos concitoyens.

Ces Français veulent changer de Président en 2017. Je le sais puisqu’ils me le disent tous les jours. Ils me disent également qu’ils n’entendent surtout pas rejouer le match de 2012. Ils ont raison : comment leur proposer la même offre politique alors que le monde a changé ? Cela ne me parait pas envisageable.

Aussi Alain Juppé représente-t-il celui qui peut rassembler le plus largement possible, avec nos amis du Centre et au-delà des étiquettes partisanes. Son projet, auquel je vais participer, se bâtira avec toutes les bonnes volontés et il répondra aux attentes des Français, j’en suis sûr.

Alain Juppé ayant annoncé qu’il ne ferait, le cas échéant, qu’un seul mandat à l’Elysée, je suis convaincu qu’il n’aura d’autre ambition que de mener les réformes nécessaires que la France et les Français attendent et que personne n’a eu le courage de mener pour l’instant.

L’alternance se prépare, et c’est aux côtés d’Alain Juppé qu’elle se construit dès à présent.

Pour ma part, je veux simplement essayer de convaincre mes concitoyens qu’il est le Président dont la France a besoin.

Christophe Béchu

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17 février 2015 2 17 /02 /février /2015 18:52

17 février 2015 2 17 /02 /février /2015 17:33

Le gouvernement a le droit d’engager sa responsabilité devant l’Assemblée Nationale. Cette prérogative, voulue par les rédacteurs de la Constitution de la 5° République, n’est pas un coup de force contrairement aux affirmations malheureuses de François Hollande en 2006 à l’occasion du débat sur le CPE.

Mais ce recours à l’article 49-3 de la Constitution sonne le glas des réformes économiques indispensables pour stopper la montée du chômage et rendre aux Français l’espoir d’un avenir meilleur.

Désormais François Hollande est un président de la République paralysé, sans majorité pour réformer, condamné à subir la dégradation de la situation économique et sociale.

Depuis des mois, je tire le signal d’alarme en implorant le président de la république d’écouter les propositions de l’opposition pour définir un agenda national afin d’engager sans délai les réformes économiques nécessaires.

A l’occasion du débat sur le projet de loi « Macron », j’ai proposé plusieurs amendements sur le temps de travail, sur l’indemnisation du chômage, sur les seuils sociaux ou encore sur les contrats de travail qui auraient permis de dégager une majorité pour le redressement national. Le gouvernement n’a pas saisi cette opportunité et a préféré s’obstiner dans une voie sans réelle ambition pour l’économie française par crainte de fracturer sa majorité. À l’arrivée, il n’évite pas la fracture et fait la démonstration de son impuissance.

François FILLON.

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12 février 2015 4 12 /02 /février /2015 17:26

12 février 2015 4 12 /02 /février /2015 12:04

 

L’accord de cessez-le-feu, signé à Minsk, est une heureuse nouvelle pour la paix en Ukraine et pour la sécurité européenne, même s’il convient d’être vigilant sur son application.

Cet accord démontre l’utilité d’un dialogue clair et responsable avec la Russie. Je constate que l’initiative franco-allemande que j’appelle de mes vœux depuis dix mois s’est révélée efficace. Beaucoup de temps a été perdu, mais je tiens à saluer le Président de la République et la Chancelière d’avoir osé donner une chance à la négociation. Ensemble, la France et l’Allemagne peuvent inverser le cours des évènements.

L’Union européenne n’est pas condamnée à l’immobilisme et à la faiblesse. Toute notre énergie et notre attention doivent désormais être tournées vers la mise en route concrète de cet accord car il est toujours plus difficile de construire la paix que de faire parler les armes.

Par ailleurs, il faut profiter de cet accord pour renouveler notre relation avec la Russie et penser l’avenir de la grande Europe.

François FILLON.

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30 janvier 2015 5 30 /01 /janvier /2015 08:59

29 janvier 2015 4 29 /01 /janvier /2015 08:34

 

Tribune parue ce vendredi matin dans le Figaro et la quotidien allemand FAZ dans la perspective de la rencontre entre Angela Merkel et François Hollande ce soir à Strasbourg

 

 

Madame la Chancelière, Monsieur le Président,

 

Ce soir, vous vous retrouverez à Strasbourg. La construction européenne est profondément en crise, au risque de faire oublier aux citoyens européens les formidables progrès qu'elle a apportés et de remettre en cause son existence même. Comme à chacun des moments décisifs de l'histoire de l'Europe, c'est à l’Allemagne et à la France de se montrer à la hauteur des enjeux et de proposer les conditions d’un ressaisissement collectif.

 

Par les initiatives que vous choisirez de prendre, vous indiquerez comment vous entendez vous positionner face à l’alternative offerte à l’Europe en cette année 2015. D’un côté, l’attentisme qui a prévalu ces derniers mois, misant sur les baisses des prix du pétrole et de l’euro pour soutenir la reprise économique, alors qu’elles ne sont qu’une bouffée d’oxygène donnée à un patient dont le mal n’est pas traité. De l’autre, le sursaut qui pourrait permettre de repousser les nuages qui assombrissent le ciel européen en ce début d’année.

 

Car les quelques espoirs de reprise économique ne peuvent dissimuler la gravité des menaces qui sont devant nous : une situation russo-ukrainienne toujours très instable, une possible remise en cause des engagements européens de la Grèce, un risque grandissant de voir le Royaume-Uni tourner le dos à l’Union sous la pression des eurosceptiques, l’installation d’une situation de déflation et de croissance faible par défaut de réformes et d’investissements.

 

Mais nous avons les moyens d’y faire face si, comme ceux de vos prédécesseurs qui ont marqué l’histoire du continent, vous prenez ce soir, sur chacun de ces sujets, une initiative commune.

 

Tout au long de la crise ukrainienne, nous n’avons pas senti la force du tandem franco-allemand, pourtant seul à même de peser clairement et utilement sur les autorités russes. Il faut proposer à Vladimir Poutine, conjointement et avec le Président de l’Union européenne, une discussion sur le cadre et les éléments essentiels d’un accord qui garantirait à l’Ukraine et à tous ses voisins, la Russie comme les Etats frontaliers de l’Union, la sécurité et la stabilité nécessaires au développement économique. Rien ne serait plus contraire à nos intérêts qu’une Russie isolée et appauvrie, laissant se jouer la politique du pire au Moyen Orient.

 

La Grèce vient de connaitre une échéance électorale importante, dont il faut bien entendu respecter l'issue. Mais est-ce à dire qu’il faille renoncer à rappeler et clarifier les enjeux des semaines à venir ? Votre devoir est de dire avec fermeté qu’aucun Etat membre de l’Union européenne ne peut sans conséquence se soustraire à ses engagements. Il ne s’agit pas d’être compassionnel ou rigoriste, mais simplement de préserver les conditions de la confiance mutuelle. Il ne peut y avoir de solidarité sans responsabilité. Les autres Etats européens, par le soutien financier considérable qu'ils ont offert, ont déjà apporté une contribution importante au redressement de la Grèce. Leurs citoyens, qui sont aussi des contribuables, s'ils comprennent la nécessité d'équilibrer les efforts, ne comprendraient pas d'avoir à payer le prix de cet abandon.

 

Pour que la discussion avec la Grèce soit sérieuse et constructive, il faut que les Etats de l’Eurogroupe parlent d’une seule voix. A cet égard, l’invitation précipitée d’Alexis Tsipras à Paris n'est pas raisonnable. Plutôt que d'agir en solo, c'est une rencontre avec le couple franco-allemand qui devrait être proposée au Premier ministre grec. La France ne doit pas accréditer l’idée qu’elle s'écarterait de l’Allemagne, au profit d’une relance économique européenne incontrôlée, non exempte de relents démagogiques.

 

Au Royaume-Uni, semaine après semaine, progresse l’idée, si les conservateurs gagnent les prochaines élections, d’un référendum sur l’appartenance à l’Union et d’une renégociation aux contours flous, qui pourrait conduire à la rupture. Il est temps que la France et l’Allemagne réfléchissent à la réponse à apporter aux Britanniques sur les deux sujets qui les préoccupent : l’immigration et la subsidiarité. Engagez dès maintenant et ensemble le dialogue avec David Cameron afin de dissiper les ambiguïtés et de transformer une menace en opportunité de réformer une gouvernance européenne à bout de souffle !

 

Enfin, l’Europe attend toujours une initiative politique forte pour accompagner les efforts de la BCE qui, sous l’impulsion de Mario Draghi, mène une politique monétaire à la hauteur des enjeux mais qui ne peut à elle seule tenir lieu de stratégie économique pour le continent. Quelle belle occasion manquée pour l’Europe de faire parler ensemble les autorités politiques et monétaires de l’Union et de la zone euro !  L'assouplissement monétaire sans vraies réformes de structure ne marchera pas, comme le montre la situation japonaise. Au cœur de la zone euro, c’est au couple franco-allemand de montrer l’exemple en engageant un processus de convergence économique, fiscale et sociale. Fixons-nous des objectifs et un calendrier : se doter, en trois ans, d’un impôt sur les sociétés à taux unique, de taux de TVA et d’une fiscalité sur le capital harmonisés, et en cinq ans d’un marché du travail unique conçu autour d’un contrat de travail et d’un mécanisme d’indemnisation du chômage communs.

 

Madame la Chancelière, Monsieur le Président, sortez des chemins balisés. De Gaulle et Adenauer, Kohl et Mitterrand ne resteraient pas les bras croisés devant la lave antieuropéenne qui monte. Vendredi, à Strasbourg, vous avez le devoir d’avancer.

 

Par François FILLON

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27 janvier 2015 2 27 /01 /janvier /2015 15:06

27 janvier 2015 2 27 /01 /janvier /2015 09:33

 

 

La France dans une situation économique extraordinairement difficile : elle vient de perdre son rang de 5eme puissance économique mondiale, nous sommes au bord de la déflation, l'UNEDIC annonce 100 000 chomeurs de plus pour l'année 2015, le niveau des investissements est à zero et la production industrielle est retombée à son niveau de 1994... C'est une situation de gravité extrême qui ne peut pas se satisfaire des seuls débats partisans. Monsieur Macron fait a peu près le même diagnostic que moi mais propose des remèdes homéopathiques à tel point que les prévsions de l'impact de son projet de loi sur la croissance ne sont que des 0.1 % !

Devant l'urgence, je propose qu'on mette à profit ce débat parlementaire pour faire redémarrer vraiment l'économie française. On ne peut pas attendre 2 ans pour enclencher le redressement économique et prendre des mesures susceptibles redonner de l'espoir aux Français et l'envie d'investir. Si il n'y a pas maintenant un changement radical, qu'il vienne de la droite ou de la gauche n'est pas le sujet, il n'y aucune chance d'arreter la glissade de l'économie française.

Aors, majorité comme opposition, essayons de montrer que nous sommes capables dans une situation grave de faire preuve d'un peu d'intelligence pour faire ce que j'appelle un agenda national, c'est-à-dire un programme économique qui dépasse les partis politiques.

C'est dans cet esprit que j'ai proposé quatre ou cinq amendements sur le temps de travail, les seuils sociaux, l'indmenisation du chômage.... S'ils sont adoptés et que le gouvernement est capable d'une réelle ouverture dans ce débat, je réserve mon vote sur ce texte

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22 janvier 2015 4 22 /01 /janvier /2015 17:58

22 janvier 2015 4 22 /01 /janvier /2015 15:15

Aujourd’hui, la BCE vient de prendre une mesure historique pour l’Europe et les européens. En décidant d’une politique de rachat d'obligations souveraines, Mario Draghi ouvre un nouvel horizon pour nos économies.

Cette mesure constitue une réponse forte au risque de déflation et à l’opportunité qu’offre la baisse du prix du pétrole et la compétitivité actuelle de l’euro.

Cette politique de rachat de dettes ne peut réussir que si les Etats accélèrent leurs efforts de modernisation.

Rien ne se serait plus dangereux que d’imaginer que cette mesure nous décharge de nos obligations. Au contraire ! La France doit donner l’exemple. Elle doit s’engager sur de vraies réformes économiques et sur une courageuse réduction de ses déficits

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22 janvier 2015 4 22 /01 /janvier /2015 13:43

21 janvier 2015 3 21 /01 /janvier /2015 16:39

 

Les attaques de Paris doivent-elles entraîner un changement de stratégie de la part de la France dans sa lutte contre les djihadismes ?

Oui, j'appelle à un aggiornamento diplomatique car le terrorisme n'est pas uniquement une question intérieure, dû à nos failles en matière de sécurité, d'intégration ou d'éducation. C'est une conséquence de la montée en puissance d'un totalitarisme islamiste observable du Pakistan au Nigéria. C'est une crise mondiale. Face à cette menace, la France a le devoir de s'interroger sur l'efficacité de la lutte qu'elle mène avec ses alliés. La stratégie occidentale au Proche-Orient est un échec. L'intervention de l'OTAN en Afghanistan n'a pas porté ses fruits ; l'Irak et la Libye sont en situation de chaos ; la Syrie connait une guerre civile et constitue le foyer le plus dangereux dans la région ; le Yémen n'a quasiment plus d'Etat... Les pays arabes et du Moyen-Orient, ainsi que les pays africains, sont les premiers menacés par le terrorisme. Il n'y a donc pas de choc de civilisations mais bien un fléau global.

 

Quelles leçons doit en tirer François Hollande ?

Il ne faut plus raisonner comme du temps de la guerre froide, avec l'OTAN et un front commun constitué par les nations occidentales. Il faut élargir nos alliances. Tant que l'on n'entame pas une discussion sérieuse avec la Russie, il n'y a aucun espoir, à court terme, d'obliger Bachar Al-Assad à quitter le pouvoir en Syrie pour faire émerger un régime de transition. Quand il s'est agi de combattre le nazisme, nous n'avons pas hésité à nous allier avec Staline. Aujourd’hui, malgré nos différends, Poutine n’est pas Staline et nous avons le devoir commun d’éteindre l’incendie qui nous menace tous. Il faut aussi discuter avec l'Iran, qui est un grand pays et qui va monter en puissance dans la région. On a évidemment des sujets de contentieux avec Téhéran, notamment par rapport à la menace nucléaire. Mais penser que l'on va régler les problèmes du Moyen-Orient sans l'Iran est une impasse.

 

Quelle attitude avoir vis-à-vis des pays arabes ? 

Il faut davantage s'appuyer sur eux. Mais cela suppose de mettre devant leurs responsabilités quelques pays dont le rôle est ambigu. Cela concerne le Qatar et la Turquie. Ankara ne peut pas à la fois être engagée dans une campagne d'adhésion à l'Union européenne et en même temps, laisser les Kurdes se faire massacrer en Syrie, tout en laissant des djihadistes européens transiter par son territoire en toute impunité.

 

Le Qatar finance-t-il le terrorisme ?

Je n'ai aucune preuve mais à chacun de mes déplacements au Proche-Orient, j'entends dire que des organisations religieuses de plusieurs pays du Golfe financent des groupes terroristes. Des rapports des services de renseignement américains tendent à le démontrer. On ne peut pas rester dans le doute. En septembre, j'avais proposé que la France saisisse le Tribunal pénal international (TPI) pour crime contre l'humanité contre l'Etat islamique et ses complices. L'idée étant de déclencher une enquête internationale sur les financements de ces mouvements. La diplomatie française a pris cette initiative, qui est malheureusement bloquée pour le moment au conseil sécurité de l'ONU.

 

Nicolas Sarkozy n'est-il pas allé trop loin dans le rapprochement de la France avec le Qatar ?

Je suis solidaire de ce qui a été fait lors du précédent quinquennat. Que le Qatar investisse en France n'est pas la question mais son engagement contre le terrorisme doit être clair. Ou bien la France est impliquée dans une guerre totale avec des alliances sûres ou elle reste prisonnière d'un jeu oriental complexe et dangereux pour elle.

 

François Hollande doit-il être davantage à l'initiative sur la scène diplomatique ? 

Suite aux rassemblements du 11 janvier, le chef de l'Etat dispose d'une légitimité très forte pour obliger les occidentaux -et au moins les Européens- à repenser leur stratégie au Moyen-Orient. Il ne doit pas perdre de temps et être à l'initiative dès maintenant. Ensuite, il doit mener un dialogue sur l'effort de guerre. Angela Merkel ne peut pas venir à Paris manifester sa solidarité, sans participer à la lutte contre le terrorisme. Les Allemands doivent s'engager militairement ou prendre part au financement des opérations menées par leurs alliés.

 

Faut-il accroître les moyens militaires français au Sahel et en Irak ?

Non, car la France n'en a pas les moyens et ne peut pas non plus mener d'opérations militaires supplémentaires sur d'autres fronts, comme la Libye. Paris ne peut pas constamment être en première ligne et doit plutôt élargir la coalition qui lutte contre le terrorisme.

 

François Hollande veut adoucir le rythme de suppression des postes dans l'armée, cela suffit-il ? 

Non, il faut mettre un terme à la réduction des effectifs militaires prévue car sinon la France ne sera plus en mesure d'intervenir de manière autonome. En terme de budget, cela suppose de redéployer des crédits vers la défense nationale en revenant sur les créations de postes dans l'éducation, en diminuant les effectifs des collectivités locales, ainsi qu'en abrogeant les 35 heures dans la fonction publique. Passer à 39 heures permettrait de renforcer le service public sans multiplier les embauches.

 

L'UMP doit-elle prolonger l'unité nationale ?

L’unité nationale dépend d’abord des initiatives de François Hollande. C’est à lui et son gouvernement de faire les gestes pour avoir le concours les forces politiques du pays. La loi Macron est une occasion de faire un bout de chemin les uns vers les autres, en mettant un place un agenda national. Cela suppose que droite et gauche se mettent d'accord pour appliquer des réformes de nature à relancer la croissance. Je vais d'ailleurs déposer des amendements ciblés pour muscler ce projet de loi. Ils porteront sur le temps de travail dans les entreprises, sur l'assurance chômage, sur les seuils sociaux…

 

Soutenez-vous la proposition de l'UMP de prononcer la déchéance de nationalité ou l'indignité nationale pour les djihadistes français ?

La déchéance de nationalité pour les binationaux et l’indignité nationale ont du sens mais ces mesures sont surtout symboliques. Elles ne feront pas reculer des fanatiques qui sont dans une logique suicidaire.

 

Le regain de popularité de François Hollande peut-il durer ? 

Il a fait son devoir et c'est normal que les Français lui en soient gré. Mais tout va dépendre de ce qu’il va faire de ce regain de confiance maintenant. La crise est là et les fondamentaux n'ont pas changé : le chômage continue d'augmenter, la situation économique du pays se dégrade et la cohésion nationale est à l'épreuve. On peut réagir car la France est toujours debout !

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17 janvier 2015 6 17 /01 /janvier /2015 16:33

Pour sortir la France du marasme actuel, aurons-nous besoin de révolutionnaires ou de réformistes ? Certains posent la question en ces termes… ce qui me laisse perplexe.

Révolution : « mouvement d’un objet autour d’un point central, d’un axe, le ramenant périodiquement au même point », dit le dictionnaire. Ce qui est vrai en physique l’est aussi souvent en politique.

Je n’aime pas beaucoup , non plus , le concept de rupture en politique . Il y a de la brutalité dans cette démarche : rompre , c’est briser , casser.

Je préfère donc les réformes , qui demandent du courage mais aussi du réalisme . Pour les réussir, il faut commencer par un bon diagnostic . Or je ne suis pas sûr que nous ayons assez pris conscience des formidables changements que connaît et va continuer de connaître le monde autour de nous.

Prenons l’exemple de la croissance . Nous sommes tous à la recherche de la croissance perdue . Nous savons bien que sans retour de la croissance , nous ne parviendrons ni à faire reculer le chômage ni à réduire durablement nos déficits publics et notre endettement. Mais de quelle croissance parlons-nous ? Ce serait une grave erreur de penser que nous pourrons renouer avec la croissance que la France et l’Europe ont connue pendant les décennies d’après-guerre , ce qu’on a appelé les Trente Glorieuses . La croissance de l’avenir devra relever au moins trois défis , s’adapter à trois profondes mutations dont nous n’avons encore vu que les prémices .

D’abord le défi environnemental ou écologique. La croissance passée, celle en tout cas qui s’est développée depuis la révolution industrielle du XIXème siècle, a fait peu de cas des équilibres naturels qui conditionnent l’avenir de l’humanité . Nous sommes en train de les détruire allègrement . Nous le savons mais nous avons le plus grand mal à changer de modèle . Il est désormais vital, au sens propre du terme, d’inventer et de mettre en œuvre une nouvelle croissance qui respecte enfin la nature, au sens le plus large y compris la biodiversité, autour de nous. D’autant que la pression démographique va se faire de plus en plus forte. Cette nouvelle croissance devra être  sobre et circulaire . Sobre c’est-à-dire économe de toutes les ressources non- renouvelables et/ou rares : l’énergie , les matières premières , l’eau , l’air , les sols … Selon le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE), » à l’horizon 2025, les consommations mondiales de minéraux, minerais, combustibles fossiles et biomasse, pourraient doubler par rapport aux consommations de l’année 2008. En 2050, elles pourraient tripler. » C’est insoutenable. Les Assises Nationales de l’Energie qui se tiendront à Bordeaux à la fin de ce mois de janvier seront l’occasion, je l’espère, pour les collectivités locales qu’elles rassembleront, de manifester leur volonté de participer concrètement à la nécessaire transition énergétique.

Croissance circulaire aussi,  c’est-à-dire croissance nourrie systématiquement par le recyclage, le ré-emploi et non le gaspillage . Nous savons à peu près ce que nous devrions faire . Et nous avons commencé à le faire , principalement au niveau local , dans nos villes par exemple. Je pourrai énumérer les initiatives qui se multiplient dans tous les domaines. Dernier exemple en date : la candidature de Bordeaux Métropole à l’appel à projet national « zéro gaspillage, zéro déchet » ; cette candidature vient d’être retenue par le ministère et nous ne sommes pas les seuls. La région Aquitaine pour sa part s’est dotée d’une « feuille de route Economie circulaire 2014-2016″ qui débouche sur 20 propositions d’action. Les gouvernements devraient s’inspirer de cet activisme local . Il faut accentuer la pression qui s’exerce sur eux pour qu’en décembre prochain , à Paris , la grande conférence sur le climat n’accouche pas d’une souris , mais qu’elle aboutisse à un accord contraignant de limitation des émissions de gaz à effet de serre permettant d’éviter une hausse de la température moyenne du globe supérieure à deux degrés.

Deuxième mutation à prendre en compte pour soutenir la croissance de l’avenir : celle de l’entreprise elle-même . Il me semble que le débat sur la place de l’entreprise dans le processus de création de richesse et d’emploi est dépassé . Cette place est évidemment centrale. Aucun autre système que celui de la libre entreprise en économie de marché n’est capable des mêmes performances. Économie de marché régulée bien sûr : le libéralisme authentique n’est pas la loi de la jungle . Mais de quelle entreprise s’agit-il ?  Ici encore de profonds changements se produisent . Dans le secteur de ce que j’appellerai peut-être improprement l’économie classique . Nombreuses sont les entreprises de ce secteur qui assument pleinement leur RSE , leur responsabilité sociale , sociétale et environnementale . Je cite Jochen Zeitz , ancien patron de Puma , aujourd’hui administrateur de Kering :

« Le résultat d’une entreprise tel qu’il existe aujourd’hui , c’est-à-dire sur un plan exclusivement financier , est trop réducteur . Il doit être triple : financier , social et environnemental.  »

À côté de l’économie dite classique , l’économie et les entreprises sociales et solidaires « ESS » pèsent déjà d’un poids considérable : mutuelles, coopératives, fondations, associations dont la gouvernance est fondée sur le principe « une personne, une voix » et dont les statuts rendent nécessaire la prise en compte de considérations autres que la recherche du profit représentent 10% du PIB et près de 12% des emplois privés en France.

A mi-chemin  entre les entreprises classiques et l’ESS , émerge « l’entreprise sociale » dont j’emprunte la définition à l’ouvrage de Jean-Marc Borello, François Bottollier-Depois et Nicolas Hazard:

« L’entreprise sociale est une organisation productive privée qui cherche à atteindre un impact social, sociétal et environnemental par la mise en œuvre d’un modèle économique viable , dans la cadre d’une lucrativité limitée » . Chaque mot compte. Ce qui fait la spécificité de ce modèle d’entreprise , ce n’est pas qu’elle ne cherche pas à faire des bénéfices, bien au contraire, mais qu’elle limite le caractère lucratif de ses bénéfices en réduisant les dividendes et en encadrant l’éventail des salaires pour ré- investir davantage dans son projet.

Cette mutation plus ou moins lente des finalités mêmes de l’entreprise s’accompagne d’une autre mutation tout aussi profonde et progressive : celle de l’attitude des consommateurs qu’on peut résumer dans l’expression « économie du partage ». Partout on voit se développer des initiatives qu’il est difficile de définir précisément mais qui toutes reposent sur l’idée que l’usage d’un bien prévaut sur la propriété du produit . Appartements, voitures, bureaux,  parkings, caves, lave- linge, vêtements, loisirs , compétences, troc entre amis, entre inconnus, du particulier à l’entreprise … on partage toutes sortes de biens ou de services; on peut se faire conduire par un particulier, lui confier son chien, recevoir à dîner par le biais d’un site participatif. On en découvre chaque jour. Le magazine Forbes évalue à 3,5 milliards de dollars les revenus du secteur en 21014, ce qui est à la fois peu et beaucoup. Dans le même esprit, on partage les lieux de travail (espaces collaboratifs tel le Node à Bordeaux) , ou le financement participatif d’un projet (crowfunding pour faire chic) . Ces nouveaux comportements bouleversent profondément la relation à la production et à la consommation, et donc au travail. Notre approche traditionnelle du temps de travail, de la durée du travail, dans la semaine, dans l’année ou dans la vie risque fort de se trouver complètement décalée par rapport aux attentes ou aux comportements dans le monde réel.

Troisième défi: ce que j’ai appelé improprement le tsunami numérique. Improprement car derrière un tsunami, il n’y a que désolation. La vague numérique sera, bien au contraire, porteuse de progrès encore insoupçonnés. Ce qui nous attend est sans aucun doute mille fois plus « transformant » que ce que nous vivons déjà depuis des années. Qu’il s’agisse de la santé, de l’éducation, du commerce, de la construction et de la fabrication des objets en général etc… la puissance de l’innovation sera formidable, dans tous les sens du terme, j’y reviendrai.

La transformation numérique est, sera un atout majeur pour relever les deux premiers défis que j’ai cités : les réseaux intelligents concourent d’ores et déjà au succès de la transition énergétique; la ville de demain sera d’autant plus durable qu’elle sera plus intelligente ( un exemple : en octobre à Bordeaux se tiendra un congrès international majeur : ITS , intelligent transport systems). De même, l’économie du partage se fonde en grande part sur les possibilités infinies qu’offrent les technologies numériques et l’internet.

Ajoutons les perspectives de robotisation qui vont changer de fond en comble les conditions de production non seulement dans l’industrie où elles sont déjà très développées mais aussi dans les services et même dans la vie quotidienne.

Je suis fasciné par deux percées récentes de la technique : la voiture sans chauffeur qui va révolutionner notre relation avec notre sacro-sainte « bagnole » …. et les imprimantes 3D qui vont permettre de fabriquer chez soi toutes sortes d’objets, y compris sa maison!

La tête vous tourne quand vous essayez de vous projeter sur le demi-siècle qui vient. C’est pourquoi j’ai utilisé l’adjectif « formidable » qui signifie, dans son acception moderne, enthousiasme et bonheur, mais qui, étymologiquement, évoque aussi la crainte. Je ne veux pas céder pour ma part au pessimisme. Tout progrès technique est en soi ambivalent. Déjà les canuts lyonnais des premières années du XIXème siècle brisaient les métiers à tisser dans lesquels ils voyaient une menace pour leur emploi. Gageons que les filières numériques créeront plus d’emplois qu’elles n’en détruiront. Mais il nous faudra beaucoup de créativité. Gageons aussi que nous saurons réguler l’emploi de ces technologies pour assurer le respect de nos libertés individuelles. Cela ne se fera pas tout seul; il y faudra une stricte vigilance. Et quel que soit notre degré de confiance dans le développement des savoirs et les progrès de la science, écoutons malgré tout l’avertissement de l’astrophysicien Stephen Hawking qui dit :

« Le développement d’une intelligence artificielle autonome pourrait signer la fin de l’humanité. »

Devant ce grand chambardement, que peuvent faire les politiques ? D’abord preuve de modestie . Le temps où ils s’imaginaient pouvoir changer le monde est heureusement révolu. Le résultat était au mieux inefficace, au pis dangereux, les idéologies finissent presque toujours dans le totalitarisme. En réalité , c’est le monde qui change le monde. Le monde c’est-à-dire les entrepreneurs, les artistes, les professeurs, les chercheurs, les médecins, mais aussi les ouvriers, les bénévoles … bref tout le monde . Y compris , à  leur place les politiques qui doivent d’abord s’efforcer de comprendre le changement puis de le faire partager, quand il est positif, par le peuple qu’ils ont la charge de conduire. C’est une noble tâche, qui n’exige pas seulement de la modestie, mais aussi de la clairvoyance, du courage, de l’autorité ». 

Alain Juppé

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15 janvier 2015 4 15 /01 /janvier /2015 18:33

Chers amis,

Dimanche dernier, le peuple français a démontré son union par des manifestations de solidarité qui ont réchauffé nos cœurs. À la barbarie, les Français ont répondu par la fraternité républicaine. Par la confiance en l'autre et en la force partagée, comme une digue où viennent s'écraser les peurs. Rares sont ces jours de vérité où un peuple se rappelle à lui-même. Dimanche, le monde entier s'est senti français.

Il s'agit désormais de ne pas céder à ceux qui, habituels marchands de malheur, exploitent la panique, alimentent les rancœurs et les divisions. Il s'agit de préserver la ferveur de cette République en marche, cette extraordinaire fraternité. A nous de préférer au cynisme, à la mesquinerie, au fatalisme, la force et la fierté d'une Nation debout.

Je souhaite que l'année à venir commence sous ces auspices. Rassurer ceux qui craignent pour eux, pour leur famille. Donner leur chance à tous ceux qui la méritent. Fortifier les cœurs, insuffler le courage, soutenir ceux qui avancent et qui entraînent à leur suite. C'est à force de sang-froid, de prudence et de ténacité que nous conquerrons notre avenir.

Pour autant, les Français ont aussi droit à des garanties. Il serait vain, voire mensonger, de promettre des futurs radieux sans assurer la sécurité et la paix au sein de la République. Ces deux impératifs ne souffrent d’aucun compromis ni délai. Précisément parce que la France est forte de ses valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité, la République n’admet pas les menaces. Elle doit y répondre avec la plus grande vigueur et un discernement exigeant.

Ce dimanche a montré que la France ne se résigne pas au déclin. Le peuple français a prouvé qu'il était capable de s’élever au-dessus de ses divisions. Il est en droit d'attendre la même hauteur de ses responsables politiques.

En 2015, nous allons réfléchir et travailler ensemble pour proposer un projet à nos concitoyens. Je sais pouvoir compter sur vous pour créer l’espoir et apporter vos idées, vos talents, votre courage et vos convictions à mes côtés. Depuis le 20 août, vous m’avez donné une confiance inébranlable. Cette confiance me guidera en 2015, mais aussi en 2016 et en 2017.

Dans cet esprit, je vous souhaite une excellente année et espère vous retrouver très vite

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14 janvier 2015 3 14 /01 /janvier /2015 12:31

 

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Le jour de gloire

Inoubliable journée. Admirable levée en masse du peuple de France.

Bien sûr dans le carré VIP sur le boulevard Voltaire, nous étions coupés de la foule par un dispositif de sécurité étanche. Pas moyen de faire autrement pour protéger tant de chefs d’Etat et de gouvernement. Mais même ainsi, nous ressentions la ferveur des gens aux fenêtres ou, quand nous avons repris les bus, celle des piétons massés sur les trottoirs qui applaudissaient sans reconnaître sans doute nos visages, pour dire simplement leur approbation de nous voir tous ensemble.

J’aurais aimé être à Bordeaux, place des Quinconces où, de mémoire de Girondin, on n’a jamais vu si immense foule. Les images que je reçois sur mon smart phone me font chaud au cœur. Ferveur encore, dignité.

De retour chez moi, dans ma ville, je zappe de chaîne de télé en chaîne de télé. Partout des moments d’émotion extraordinaires, une générosité qui tire des larmes. Pouvait-on imaginer ébranlement si profond de la conscience populaire ?

Ferveur, angoisse aussi.

Celle de la communauté juive si durement éprouvée. Le cœur me fend quand j’entends nos compatriotes juifs, nos frères, envisager leur départ vers Israël. Comment accepter ce qui serait un terrible échec de la France, de cette République française pour laquelle on prie dans les synagogues ? Comment imaginer Bordeaux sans sa communauté juive? Nous avons le devoir absolu de tout faire pour que les Juifs de France  se sentent chez eux en France, en sécurité, respectés, aimés. Les lois qui répriment l’antisémitisme doivent être appliquées avec une plus grande inflexibilité.

J’entends aussi l’angoisse de ce jeune musulman qui explique qu’il est né en France, qu’il n’a nulle par ailleurs où aller, qu’il se sent et veut rester Français. Comment le rassurer lui aussi, comment l’aider à mener son combat contre le fanatisme, pour un islam de fraternité et non de haine, islam des Lumières contre obscurantisme d’un autre âge? Ce combat, son combat qui est aussi le nôtre, va demander lucidité, courage, ténacité.

Vague stupéfiante et magnifique sous le regard du monde. Vient maintenant le jour d’après. La tâche est immense

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1983:à PARIS-
2001: en LOIRE-ATLANTIQUE.
Ancien chargé de mission du Chêne.
Ancien chargé de mission de l'union Gaulliste de France
Actuellement: Président de l' UNC de Batz sur Mer. de puis 2004.
Président du comité UNC pour les commémorations des cérémonies du 70 em anniversaire
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