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4 juillet 2015 6 04 /07 /juillet /2015 11:26
~~ 4 juillet 2015 Il y a urgence à répondre à la détresse des agriculteurs Les prix de ventes des matières premières agricoles ne permettent plus aux agriculteurs de vivre de leur métier et les contraintes en tout genre se multiplient. Les éleveurs notamment s'enfoncent depuis des mois dans une crise grave et surtout sans perspective. Notre pays a besoin de l'agriculture, a besoin de ses agriculteurs, a besoin de ses éleveurs. Ne les sacrifions pas ! La pression sur les agriculteurs, premier maillon des filières, est depuis trop longtemps insupportable. Les marges, la valeur ajoutée, doivent être réparties plus équitablement et les pouvoirs publics doivent y veiller. Il est plus que temps de restaurer la confiance entre les acteurs des filières, les agriculteurs, les industriels agro-alimentaires et la grande distribution. Il faut que chacun prenne ses responsabilités plutôt que de se renvoyer la balle. Le ministre doit respecter ses engagements et faire respecter ceux pris par la grande distribution. J’irai cette semaine à la rencontre des agriculteurs pour écouter leurs difficultés et leurs propositions et j'agirai pour qu'un vrai débat s'engage au Parlement. Il est de notre devoir de donner des perspectives aux agriculteurs
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30 juin 2015 2 30 /06 /juin /2015 07:06
~~ 29 juin 2015 La mort de Charles Pasqua me fend vraiment le coeur Avec la disparition de Charles Pasqua nous perdons une figure du gaullisme, un compagnon de la France toujours libre, la France populaire et fière de son drapeau et de ses valeurs. Charles Pasqua incarnait l'autorité de la République à une époque ou il était de bon ton de moquer la loi. Il incarnait la souveraineté nationale en un temps où il était à la mode de célébrer la mondialisation "heureuse". Aujourd'hui, personne n'oserait dire qu'il était totalement d'un autre temps. L'homme était chaleureux avec tous ; il était expert des arcanes politiques mais aussi des faiblesses et des forces humaines. Sa faconde ensoleillait la grisaille de l'univers politico-médiatique. Avec lui, pas de langue de bois : la France était la France debout et la République était non négociable. Charles, c'était une voix rocailleuse, un regard malicieux, une colère tendre pour la nation qu'il aimait. Ce soir, sa mort "me fend vraiment le coeur". J'adresse à sa famille et à ses amis l'expression de mes sentiments attristés. La mort de Charles Pasqua me fend vraiment le coeur
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27 juin 2015 6 27 /06 /juin /2015 11:35
~~ 27 juin 2015 Une crise mondiale qui appelle une coalition mondiale contre le totalitarisme islamique Je me suis entretenu ce matin avec le président de la République de Tunisie Beji Caïd Essebsi pour lui faire part de la solidarité du peuple français avec le peuple tunisien dans l'épreuve terrible que celui-ci traverse. Les attaques terroristes dont la Tunisie, la France et le Koweït ont été les cibles le même jour montrent que nous sommes en face d'une crise mondiale qui appelle une coalition mondiale contre le totalitarisme islamique. Il ne doit plus y avoir d'exclusive et de demi-mesure dans cette lutte qui passe d'abord par l'éradication de l'Etat islamique en Irak et au Levant. La France et la Tunisie doivent resserrer encore leurs liens d'amitié et de coopération dans ce combat sans merci pour la sauvegarde des valeurs de liberté et de respect et la défense des droits de l'homme gravement mis en cause par les fondamentalistes.
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25 juin 2015 4 25 /06 /juin /2015 08:15
" Dans quel cadre serez-vous présent dans l'Hérault ce jeudi 25 juin ? Depuis plus d'un an, je vais à la rencontre des Français pour dialoguer et construire un projet politique de redressement national, directement issu du débat avec les acteurs de terrain. Jeudi, nous allons évoquer la politique de santé à Saint-Jean-de-Védas et nous allons y rencontrer des professionnels, visiter des établissements... Qu'est-ce qui fait votre différence avec les autres candidats de la primaire de droite et du centre ? Je souhaite construire un projet inspiré par les pratiques concrètes, à contrario des programmes issus de bureaux parisiens qui manquaient de réalisme et ne répondaient pas aux urgences auxquelles nos concitoyens sont confrontés. Ma conviction c'est que les Français sont très lucides sur la situation de notre pays. Ils attendent un projet de rupture et de redressement national, qui tire les enseignements du passé. Ils subissent actuellement l'échec de la gauche. La croissance piétine, 6 millions de Français sont privés de travail, 2 millions de jeunes sont en dehors du système scolaire et de formation, la pauvreté augmente... François Hollande est coupable de cette crise qui dure. Mais la critique ne suffit pas. Il faut aussi savoir faire le bilan de nos propres erreurs, proposer des solutions et ne pas dissimuler les difficultés à affronter. Qu'est-ce qui manque aujourd'hui aux Français ? Notre modèle économique et social est usé, asphyxié. Il faut des changements radicaux. Nous avons besoin de retrouver les valeurs de liberté et d'initiative qui sont étouffées depuis des décennies. Partout où je me rends, les Français que je rencontre, de tous les horizons socioprofessionnels, expriment ce besoin de respirer dans l'exercice de leur activité. Il faut les comprendre et faire ce qui doit être fait. La réforme territoriale, les grandes régions, c'est une marque de modernisation selon vous ? Cette réforme, dans la forme qu'on lui a donnée, n'est ni faite ni à faire. On a massifié les régions sans toucher au millefeuille territorial, en tournant le dos à l'urgence d'une réduction des dépenses publiques. Lorsque j'ai été élu député, la dépense publique représentait 27 % du PIB, elle est passée à 57 % en 30 ans. Si on ne réagit pas cela se terminera par une catastrophe financière. Je propose un processus de fusion des départements et des régions que nous avions initiée (avec la création du conseiller territorial, NDLR) et qui a été stoppée. C'est une question qui devra être tranchée après la présidentielle, par un référendum. Et la baisse des dotations de l'Etat aux collectivités ? J'aurais aimé que l'Etat montre d'abord l'exemple avant de pointer les maires du doigt ! Dans les petites villes et les villages, le mandat local devient un sacerdoce. Il est nécessaire que les collectivités s'adaptent à une baisse de leurs moyens. Elle est inévitable au regard de l'état de nos finances publiques. Mais cela doit s'accompagner de solutions d'accompagnement. L'augmentation du temps de travail dans la fonction publique (de 35h à 39 heures, NDLR) est une de ces solutions. Je ne suis pas hostile à la baisse des crédits, mais à condition qu'elle s'accompagne de réformes afin de la rendre supportable. Aujourd'hui, on serre la vis, mais on ne change pas l'organisation... Que pensez-vous de Dominique Reynié qui conduira la liste des Républicains aux régionales en Languedoc-Roussillon Midi-Pyrénées ? C'est une personne de valeur, avec un regard différent et je serai d'ailleurs à ses côtés, jeudi. Il incarne une rénovation politique, mais il faut des efforts de tous pour que la sauce prenne, entre ce candidat de la société civile et les responsables politiques locaux. Je sais que l'on peut compter sur ces derniers, je pense notamment à Stephan Rossignol, pour réussir ce pari. Les régionales sont-elles une étape importante du calendrier électoral ? Pour la droite et le centre, qui seront unis cette fois, il est important d'enraciner nos valeurs dans les régions. C'est la dernière consultation électorale avant la présidentielle et une bonne façon d'appliquer nos idées et de préparer l'alternance en 2017. L'extrême gauche remporte des succès électoraux en Grèce et en Espagne, qu'est-ce qui différencie la contestation en France ? Le phénomène de radicalisation existe aussi en France, mais il se tourne essentiellement vers le Front national. Ce parti n'a pas de programme sérieux. Il mise sur un rejet du personnel politique qui ne semble pas pouvoir apporter de réponses aux angoisses des citoyens. Cependant, les résultats peu probants du gouvernement grec devrait faire réfléchir. Il n'a fait que pousser la Grèce un peu plus dans la crise. Ceci dit, ce phénomène protestataire doit nous conduire à rénover la politique. Les partis traditionnels appartiennent au passé, il faut que les citoyens se sentent plus impliqués. Les primaires me paraissent être une première réponse à ce besoin des Français d'être associés aux choix importants, c'est une bonne façon de faire évoluer notre démocratie. Et le rapport qui préconise la limitation à 3 mandats et un âge limite à 70 ans pour les politiques ? Il y a deux choses dans ce rapport. À propos de l'âge, il faut savoir qu'en France, quand vous êtes électeur, vous êtes éligible, quel que soit votre âge... Par contre, limiter le nombre de mandats, pourquoi pas, la question peut se poser. Mais le plus important, je crois, c'est de faciliter la circulation entre la société civile et la politique. Vous avez livré dans Libération une tribune très détaillée sur la réforme du baccalauréat qui se termine cette semaine. C'est un sujet très important à vos yeux ? La question de l'enseignement et de la formation des jeunes est un enjeu essentiel pour la nation. Il il y a deux millions de jeunes qui ne sont aujourd'hui ni dans le système scolaire, ni en situation d'emploi. C'est une situation explosive et dangereuse pour notre avenir. Notre système éducatif fonctionne parfaitement pour les élèves de très haut niveau, mais il laisse chaque année entre 100000 et 150000 jeunes de côté, qui n'ont pas les bases nécessaires pour construire leur vie professionnelle. Il est nécessaire de mettre en place une refonte du baccalauréat qui est absurde tel qu'il est aujourd'hui, avec des programmes de plus en plus vastes alors qu'en parallèle le diplôme est dévalorisé. Je propose de recentrer le baccalauréat, en introduisant une part de contrôle continu, tout en conservant une épreuve terminale, car il est bon de confronter les jeunes à un examen final. Mais avant le bac, il faut surtout revenir aux savoirs fondamentaux de l'éducation à chaque moment clé de la scolarité. Ainsi, il est impensable de quitter le primaire en ne maîtrisant pas parfaitement la lecture, l'écriture et le calcul... Il faut aussi évoluer vers une plus grande autonomie des établissements scolaires et des chefs d'établissements, afin que la pédagogie soit adaptée en fonction des territoires et du profil des élèves. Aujourd'hui, nous avons le système éducatif le plus centralisé et le plus inégalitaire de tous, mais on veut nous imposer l'image d'une école républicaine uniforme, qui n'existe plus. Nous réussissons très bien dans la formation des élites - il suffit de constater tous ces cerveaux, chercheurs, ingénieurs, qui s'expatrient- mais nous laissons bien trop de jeunes sans formation culturelle et sans bagage professionnel. Vous êtes très impliqué dans la défense des Chrétiens d'Orient et vous réclamez le droit d'asile pour ceux qui fuient les exactions de l'Etat islamique. La notion de droit d'asile est trop souvent détournée de sa signification. La situation de tous les migrants est dramatique mais tous ne relèvent pas du statut de réfugié politique. Pour les personnes qui fuient les combats en Syrie et en Irak, on est vraiment au coeur du principe du droit d'asile. Les Chrétiens d'Orient sont en danger de mort. Ils sont des cibles uniquement en raison de leur religion. Dans une région où ils étaient installés depuis 2000 ans, ils doivent renoncer à leur foi, s'exiler ou mourir. C'est une épuration culturelle, spirituelle, humaine ! Il me semble de mon devoir de défendre les Chrétiens d'Orient, de faire entendre leur voix, de solliciter des soutiens pour aider les associations qui travaillent dans les camps de réfugiés. C'est une question morale fondamentale. Etes-vous favorable à une intervention appuyée en Syrie et en Irak ? La priorité c'est de rassembler une coalition internationale pour combattre le totalitarisme islamique. Je suis critique à l'égard de la faiblesse des réactions occidentales face à la montée de ce péril. Il n'est plus possible de limiter notre action à celle que nous menons avec les autres démocraties. En Syrie nous avons besoin de la Russie, qui soutient le régime de Bachar el-Assad, de la Turquie, mais aussi de l'Iran pour parler avec les chiites d'Irak, parce que si on ne discute qu'avec les sunnites, on se prive de solutions pour résoudre la crise. Militairement aussi, les bombardements aériens de la coalition ne suffisent plus. L'intervention de troupes au sol est nécessaire, mais des troupes issues de pays de la région pour éviter que les islamistes n'utilisent la carte identitaire contre une intervention occidentale. On a appris par WikiLeaks que les Etats-Unis avaient espionné trois présidents de la République, dont Nicolas Sarkozy dont vous étiez le Premier ministre. Que vous inspire ces révélations ? On ne peut qu'être scandalisés par cette révélation, qui met en lumière la tentation américaine d'exercer son influence partout dans le monde et par tous les moyens, sans respecter l'indépendance des autres pays, même s'ils sont des alliés. Les écoutes, c'est l'illustration d'une hégémonie face à l'incapacité de l'Union européenne à s'affirmer d'une seule voix et à afficher sa souveraineté. C'est le symptôme de la faiblesse d'une Europe où les grandes nations, l'Allemagne, la France, ne parviennent pas à exercer un vrai leadership. Je milite pour une Europe forte et respectée, mais pour cela il faut redresser la France et lui donner pour but de devenir la première puissance européenne
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19 juin 2015 5 19 /06 /juin /2015 13:40
~~ 19 juin 2015 Il faut penser l’Europe continentale Discours prononcé ce matin dans la cadre du du St. Petersburg International Economic Forum Mesdames et messieurs, «Votre destin et le nôtre sont conjugués », s’exclamait le général de Gaulle lors de sa visite en Russie, en juin 1966. Nous étions pourtant en pleine guerre froide, mais De Gaulle pressentait l’unité historique de notre continent. C’est avec un grand plaisir que je m’exprime parmi vous, dans cette belle cité de Saint Pétersbourg que Pierre Le Grand rêvait de voir tournée vers l’Europe. Avec la chute du mur de Berlin, ce rêve s’est en partie réalisé. Les échanges entre l’Europe et la Russie se sont multipliés, les liens économiques, scientifiques et culturels se sont amplifiés comme jamais. Mais ce rêve est aujourd’hui en danger. Nos relations diplomatiques sont tendues. Nos échanges sont freinés par les sanctions. Chacun semble camper sur ses positions. Certains parlent même d’une nouvelle guerre froide alors que nous sommes de plus en plus interdépendants les uns des autres. Défi de la croissance, défi énergétique, défi écologique, défi de la stabilité du Proche et Moyen Orient : ces grands enjeux de notre époque exigent une collaboration forte ! Au lieu de cela, nous agissons chacun avec nos priorités et nos intérêts propres, comme si nous étions des adversaires. Le G8 est devenu le G7. L’Occident se demande ce que veut la Russie et la Russie se demande ce que trame l’Occident. Je caricature à peine… Comment en sommes-nous arrivés là ? Les responsabilités sont partagées. Du côté des européens, des maladresses ont été commises, faute d’avoir cherché à comprendre la psychologie russe, avec son histoire, avec ses craintes et ses espoirs, avec son propre rythme démocratique. L’Otan s’est élargie sans complexes ; sans précautions vis-à-vis des russes qui, à tort ou à raison, ont vu dans cet élargissement un encerclement. Les Etats-Unis ont tenté, souvent maladroitement, de jouer les gendarmes d’un monde qui leur échappait. A l’ONU, les règles internationales furent parfois à géométries variables. Et, en la matière, je ne puis reprocher aux autorités russes d’avoir dénoncé la seconde guerre en Irak et d’avoir mis en garde, non sans quelques arrières pensées, la communauté internationale sur les limites du droit d’ingérence. L’Union européenne, quant à elle, s‘est agrandie à grande vitesses, promettant même l’impossible à l’Ukraine, sans offrir en parallèle à la Russie un partenariat politique et économique digne de ce nom. De son côté, Moscou, selon moi, s’est concentré sur son redressement patriotique, il est vrai éprouvé par la fin de l’empire soviétique. Mais du patriotisme au nationalisme, la frontière est étroite… La Russie est-elle européenne, asiatique, ou elle est-elle une identité à part ? Cette question ne semble pas totalement close chez vous, et peu à peu, la Chine vous ouvre les bras que l’Europe ne vous a pas tendus. Au fur et à mesure, la Russie s’est sentie isolée. Elle a - pardonnez ma franchise - sur-jouée cette solitude car nul parmi nous n’envisage de l’affronter. Elle a intelligemment cherché de nouveaux espaces de développement à travers la création de l'Union économique eurasiatique et l’association des BRICS (Brésil, Russie, Inde et Chine). Et puis, elle a durci le ton et choisit de peser sur le sort de ses anciennes républiques, là où les communautés russophones l’appelaient à la rescousse, là où ses intérêts géopolitiques étaient, à ses yeux, en jeu. Bref, tout ceci à créer un mouvement divergeant entre l’Ouest et l’Est que nous ne pouvons que constater et regretter. Soyons francs : l’Ukraine constitue un clou dans le pied de la grande Europe que j’appelle de mes vœux. Le temps n’est plus de savoir qui est le coupable ou l’innocent de cette crise. Il faut en sortir, en pesant sur chacun des acteurs qui se font face. Les accords de Minsk doivent être respectés à la lettre ; les armes doivent être rangées ; les pressions internationales qui excitent les camps en présence doivent s’arrêter ; les listes noires doivent être déchirées car cela n’est pas en s’excommuniant les uns et les autres qu’on se comprendra mieux. Je suis fier d’être votre invité, mais je regrette que certains de mes compatriotes soient persona non grata en Russie. Votre pays est suffisamment fort pour accepter la critique. Pareil pour l’Europe, qui n’a rien à gagner à fermer ses frontières. La sagesse doit maintenant l’emporter. Il y a place pour une Ukraine en paix, ouverte tout à la fois à l’Europe et à la Russie. Et il y a nécessité de créer les conditions d’un partenariat renouvelé, politique et économique, entre l’Europe et la Russie. Certains me disent que c’est impossible dans les circonstances actuelles. De Gaulle parlait avec Staline, et voici qu’il ne faudrait pas chercher à travailler avec le Président Poutine. C’est absurde ! Les gouvernements sont ce qu’ils sont ; les régimes changent ; mais la Russie demeure une grande puissance avec laquelle il faut faire. Voilà ce que je crois. Rien ne serait plus dangereux pour l’Europe et pour le monde qu’un divorce entre nous. Il faut restaurer la confiance ; il faut imaginer une nouvelle structure de sécurité collective ; il faut bâtir les fondations d’un grand marché commun. Bref, il faut penser l’Europe continentale. Le monde a besoin de notre collaboration. Pourquoi ? Parce que la mondialisation part dans tous les sens. Il faut des pôles de stabilité pour canaliser l’émiettement des crises qui explosent sous les coups de la pauvreté ou des idéologies qui rêvent d’un choc entre les civilisations. En Irak et en Syrie, l’Etat islamique menace toute la stabilité de la région et la paix du monde. Pour le combattre, il faut une coalition internationale au sein de laquelle - je le dis depuis plus d’un an - la Russie et l’Iran ont un rôle à jouer pour maîtriser les forces chiites et pousser à une transition politique à Damas. Une question se pose : pour combattre Daesh, faut-il aussi combattre le régime dictatorial de Damas ou faut-il se résoudre à parler avec lui ? C’est une question de fond qui est difficile. On peut être pour ou contre, mais on ne peut pas dire «circulez, il n’y a pas à réfléchir ! » La géopolitique est faite de réalisme Si la diplomatie n’était qu’une affaire de morale, le Général de Gaulle ne se serait pas allié avec Staline pour combattre Hitler, il n’aurait pas reconnu la Chine de Mao. Le monde est devenu multipolaire, il est éclaté… On ne le comprendra pas et on ne le maîtrisera pas avec des idées binaires. Pourquoi agir ensemble ? Parce que la communauté internationale ne peut être gouvernée par un seul. Après la chute du communisme, la puissance américaine a cru pouvoir jouer le rôle d’arbitre. C’était une ambition que je conteste car le concert international a besoin d’équilibre. Mais c’était aussi un leurre, parce qu’en réalité les américains n’ont plus le pouvoir d’être partout. Les interventions en Afghanistan, en Irak, ont refroidies leurs ardeurs. Les Etats-Unis se sont recentrés sur eux. Ils n’ont plus l’influence d’autrefois au Proche Orient ; ils ont progressivement délaissés l’Europe pour l’Asie. Il n’y a pas d’hyperpuissance américaine, mais il y a, c’est vrai, un soft power efficace, dont l’Union européenne est parfois la victime, à mon sens, trop consentante. L’amitié euro-américaine n’est pas négociable, mais il est temps que l’Europe affirme sa puissance et son indépendance. Pourquoi agir ensemble ? Parce que ni l’Europe, ni la Russie ne sont aujourd’hui suffisamment assurées de leur croissance à venir pour se permettre de se négliger l’une et l’autre. D’un côté, l’Union européenne est endettée, vieillissante ; de l’autre côté, la Russie reste largement dépendante du marché des hydrocarbures, connait un problème de démographie, et voit à ses frontières, la Chine devenir «impériale». Dans vingt ans, notre continent sera-t-il en 1ère division ou bien sera-t-il déclassé par l’Histoire ? Voilà la question qui nous est posée à tous. Croire que l’on pourra la résoudre chacun dans son coin est un leurre. Notre destin est lié. Séparés nous risquons le déclin collectif, mais ensemble, nous pouvons grandir. Nous avons dans nos mains le pouvoir de la recherche, de la science, des technologies; nous avons des ouvriers et des ingénieurs qualifiés ; nous avons des entrepreneurs et des groupes industriels qui, dans les domaines de l’aéronautique, de l’espace, de l’agroalimentaire sont des géants internationaux ; nous avons nos richesses, vous avez l’espace et les ressources naturelles. En fédérant nos atouts, nous pouvons faire de notre continent la puissance incontestable du XXIème siècle. Voilà, Mesdames et messieurs, l’objectif qui devrait être le nôtre ; voilà l’ambition que je voulais partager avec vous.
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17 juin 2015 3 17 /06 /juin /2015 08:32
~~ 16 juin 2015 Baccalauréat : plus d'exigence dans le contenu, plus de bon sens dans l'organisation Tribune publiée ce matin dans le journal Libération Les épreuves principales du baccalauréat 2015 débutent ce mercredi, et je souhaite bonne chance aux 684 000 candidats. Il y a dix ans, à l’occasion du débat sur la loi pour l’avenir de l’école que je défendais, j’avais proposé de réformer le baccalauréat, mais cette idée n’avait manifestement pas été comprise. Il y avait surtout à l’époque des raisons essentiellement politiques à ce refus. Où en sommes-nous aujourd’hui ? L’an dernier, la proportion de bacheliers dans une génération représentait 77,3%, et le taux de réussite aux baccalauréats généraux et technologiques était de 91%. Ce diplôme, créé par Napoléon en 1808, sanctionne la formation secondaire et constitue aussi le premier grade de l’université. Pour autant, ce sont les résultats du contrôle continu au lycée qui sont pris en compte pour l’admission des élèves dans les classes préparatoires aux grandes écoles, dans les sections de technicien supérieur, dans les IUT, dans les procédures d’accès à d’autres filières (Sciences po, Dauphine). Cette année, par exemple, les élèves de terminale ont été informés de leur admission dans ces formations le 8 juin, plus d’une semaine avant la première épreuve du baccalauréat. Je propose la rénovation du baccalauréat pour trois raisons. La première raison est l’inquiétant taux d’échec (58,5 %) des bacheliers en première année d’université. Ici et là sont lancés des appels à la sélection à l’entrée de l’université. Je suis convaincu que si nous ne voulons pas instaurer la sélection à l’entrée de l’université, le baccalauréat doit être plus solide. La deuxième raison est l’extrême complexité de l’organisation de l’examen: sa tenue en juin aboutit à ce qu’aujourd’hui, tous les lycéens et de très nombreux collégiens ont déjà fini l’année ! Chaque année ce sont des dizaines d’heures d’enseignement en moins pour les élèves alors que nos résultats dans les évaluations internationales ne sont pas excellents. La charge des professeurs qui doivent préparer 4880 sujets par session puis corriger 4 millions de copies, et celle des chefs d’établissement qui doivent assurer le bon fonctionnement des 4598 centres d’examen sont très lourdes. Alors qu’en Allemagne, au Royaume-Uni, en Italie, en Finlande, l’examen de fin du secondaire se concentre sur 3 ou 4 épreuves, en France en série économique et sociale par exemple, le baccalauréat compte 9 épreuves finales, un contrôle en cours de formation en EPS, une épreuve de spécialité parmi 5 au choix, sans compter 2 épreuves facultatives parmi 8 disciplines au choix. Ce très grand nombre d’épreuves multiplie les risques d’incidents (fuites, erreurs de sujets,…). La troisième raison est de répondre à l’appel au bon sens lancé de toutes parts: le rapport des inspections générales de 2011, les propositions émises depuis 2013 par le principal syndicat des chefs d’établissement, les recommandations de la médiatrice de l’éducation nationale en 2015 réclament une vraie réforme. La rénovation du baccalauréat général et technologique - le baccalauréat professionnel ayant déjà été rénové en 2009 - devrait conjuguer trois impératifs : toutes les disciplines du lycée contribuent à son obtention ; l’examen prépare mieux à l’enseignement supérieur par des exigences plus élevées pour les épreuves terminales ; les cours ont effectivement lieu jusqu’au 30 juin dans tout l’enseignement secondaire. Le baccalauréat comporterait quatre épreuves terminales comptant pour 60% du baccalauréat. Toutes les disciplines qui ne font pas l’objet d’épreuve terminale compteraient pour l’obtention du baccalauréat dans une proportion de 40% ; leur évaluation reposerait sur le contrôle continu des connaissances selon une grille d’harmonisation établie dans chaque académie pour assurer l’équité. En langues vivantes, la validation serait faite par une certification reconnue dans le cadre européen commun de référence pour les langues. Les quatre épreuves terminales seraient organisées tout début juillet. - Une épreuve [15%] dans toutes les séries, passée en fin de classe de première comme aujourd’hui, porterait sur le français. - Trois épreuves se passeraient en fin de classe terminale. Une épreuve [20%] se tiendrait dans la discipline dominante de chaque série, par exemple : philosophie en série littéraire ; mathématiques en série scientifique ; chimie-biochimie-sciences du vivant en sciences et technologie de laboratoire. Les deux dernières épreuves [15% et 10%] seraient choisies par les candidats. Les établissements d’enseignement supérieur pourraient annoncer le choix d’épreuves qu’ils recommandent aux élèves en vue de favoriser la réussite dans leurs différentes formations. Une épreuve se passerait dans une discipline caractéristique de la série, l’autre dans une autre discipline. Par exemple en série scientifique, une épreuve en physique-chimie ou sciences de la vie et de la terre ou sciences de l’ingénieur, l’autre en histoire-géographie ou philosophie. Enfin l’obtention du baccalauréat nécessiterait trois conditions : aucune note inférieure à 7/20 aux quatre épreuves terminales ; une note globale de 10/20 résultant des notes obtenues aux épreuves terminales et au contrôle continu; le certificat attestant, dans une langue étrangère, le niveau B2 du cadre européen commun de référence pour les langues (en série littéraire, le niveau B2+). Pour les candidats qui ne satisferaient pas aux trois conditions mais qui auraient obtenu une moyenne globale d’au moins 8/20 aux 4 épreuves terminales, le jury examinerait le livret scolaire et pourrait prononcer l’admission au baccalauréat en fonction du travail de l’élève et des résultats obtenus dans l’année scolaire. La session de rattrapage serait donc supprimée. Et l’ensemble des résultats du baccalauréat serait proclamé avant le 14 juillet. Je livre ces propositions au débat car il me paraît nécessaire d’introduire plus d’exigence dans le contenu, et plus de bons sens dans l’organisation du plus populaire de nos examens. Avec un seul souci : mieux préparer les jeunes à réussir. Baccalauréat : plus d'exigence dans le contenu, plus de bon sens dans l'organisation
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12 juin 2015 5 12 /06 /juin /2015 18:05
~~3 questions à Hervé Gaymard, responsable du projet d’Alain Juppé Hervé Gaymard, responsable du projet d’Alain Juppé, Député et Président du Conseil Général de la Savoie, répond aujourd’hui aux questions d’AJ pour la France. 1) Alain Juppé a annoncé qu’il proposerait une dizaine de « projets » aux Français. Quelle différence avec les longues listes de propositions habituelles ? Alain Juppé n’a pas la vérité révélée. Son projet pour la France ne sera pas un bricolage technocratique élaboré à Paris par quelques experts en chambre croyant tout savoir. Sa démarche est inverse : il part du terrain et de l’expertise. Il laboure la France pour écouter les Français. Il consulte les meilleurs connaisseurs des sujets qu’il faut prendre à bras le corps. Des centaines de volontaires sur tout le territoire ont rejoint les groupes de travail qu’il m’a chargé d’animer. Et le moment venu il ne proposera pas un catalogue hétéroclite de « mesures » auxquelles personne ne croit plus, mais dix piliers structurants du renouveau français. 2) Vous travaillez sur la méthode de gouvernement. Comment expliquer et ne pas reproduire les échecs de la gauche à réformer ? Comme le dit Alain Juppé, ce qui compte d’abord ce sont les « cent jours » avant l’élection : dire aux Français précisément ce que l’on fera. C’est d’autant plus indispensable que sur les grands sujets le diagnostic est bien connu. C’est le manque de courage qui a fait défaut ! Il faut donc en amont choisir la procédure de réforme (loi, ordonnance, referendum) et préparer en amont les textes. Et ne pas se laisser piéger par le tunnel de l’été qui suit l’élection et agir vite. Et distinguer les réformes d’application immédiate, de celles qui seront mises en œuvre tout au long du quinquennat. 3) Vous avez aussi créé des groupes de travail horizontaux. Qu’en est-il ? C’est capital car en France les circuits de décision sont trop cloisonnés. Nous travaillons donc beaucoup sur la paupérisation de la société française, sur la place des jeunes dans une société dans laquelle ils ne se retrouvent pas, sur les nouveaux défis de l’insertion des seniors. Beaucoup d’autres sujets nous mobilisent, car la conviction d’Alain Juppé, pour reprendre l’expression du Général de Gaulle est que « la seule querelle qui vaille est celle de l’homme ». C’est l’homme, ses aspirations, ses colères, et ses espérances qui est le creuset de son projet pour la France et les Français.
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12 juin 2015 5 12 /06 /juin /2015 09:41

~~ 10 juin 2015 Lettre aux enseignants Ce jeudi 11 juin, des mouvements de contestation de la réforme du collège sont encore annoncés. C'est l'occasion pour moi, en cette fin d'année scolaire, d'exprimer aux enseignants mon sentiment sur l'évolution de l'Education nationale depuis trois ans et d'engager avec eux un dialogue sur mes propositions pour le renouveau de l'Ecole, indispensable au redressement de notre pays. Je vous écris parce que je suis inquiet de l’évolution de notre école, comme beaucoup de parents, comme beaucoup d’élus, et peut-être aussi comme beaucoup de membres de la communauté éducative. Il me semble utile de partager avec vous quelques réflexions que certains jugeront peut-être trop politiques mais qui n’en sont pas moins sincères. A chacun d’entre vous, et si vous le souhaitez, d’y réagir : http://www.force-republicaine.fr/education-parce-que-tout-commence-par-la-2/. Croyez que je lirai vos réactions avec intérêt. Nos dirigeants actuels avaient la certitude que l’Education nationale était le champ de leurs meilleures compétences : la loi de 2013 s’est intitulée sans trop de modestie « loi de refondation de l’école de la République ». En trois ans, l’Education nationale a connu une succession désordonnée de trois ministres, trois directeurs de l’enseignement scolaire, deux présidents du conseil supérieur des programmes, mais sur le fond, à quoi avons-nous assisté? A la remise en cause de l’excellence : suppression des « internats d’excellence », suppressions envisagées (puis abandonnées) des classes préparatoires ou des notes, réduction de 50% du montant des bourses au mérite à la rentrée 2015. La promotion des activités d’occupation des enfants s’est faite au détriment des enseignements fondamentaux : la réforme des rythmes scolaires entreprise au mépris des élus en est l’illustration. La suppression de la note de vie scolaire au collège envoie un signal désastreux malgré les appels unanimes, après les attentats de janvier, au renforcement de l’autorité à l’école et du respect des professeurs. La multiplication de bavardages sur des sujets divers : ABCD de l’égalité, théorie du genre,… ne mène qu’à des polémiques inutiles. Un effondrement sans précédent du nombre de jeunes choisissant l’apprentissage pose question. La réforme du collège a pour objectif l’égalitarisme et pour moyen la baisse des exigences. Certes la volonté de donner une marge d’autonomie aux établissements doit être saluée mais la dilution d’une part des enseignements fondamentaux dans des «enseignements pratiques interdisciplinaires » au contenu bien flou ne peut aller dans le bon sens. Je ne suis pas par principe hostile à l’interdisciplinarité, mais une fois que l’on a donné des bases solides à tous les élèves dans chaque discipline. La réduction de l’enseignement du latin et la suppression des sections européennes et des classes bi langues que j’ai lancées en 2004 avec l’Allemagne constituent la négation de nos racines comme de notre futur européen. Enfin les projets de programme écrits dans un jargon consternant révèlent une déconnection de la réalité. Mais il ne suffit pas de critiquer, il faut aussi proposer. J’ai fait connaître il y un an mes propositions pour l’éducation. Elles sont guidées par la conviction que l’école a pour mission et pour devoir de transmettre une culture solide à des enfants et des jeunes dont l’attention est sollicitée aujourd’hui par de multiples activités les éloignant de l’exigence de l’effort. Voici quelques-unes de ces propositions. L’échec que représente depuis longtemps la sortie du système éducatif sans qualification de 120 000 jeunes chaque année doit être sérieusement traité dans un pays qui compte autant de chômeurs. Pour la plupart ces jeunes avaient quitté l’école primaire en ne maîtrisant pas la lecture. C’est pourquoi je propose d’avancer la scolarité obligatoire à 5 ans (au lieu de 6 ans) afin de donner aux élèves une année supplémentaire d’apprentissage de la lecture. Les professeurs devraient être formés aux dernières avancées des sciences cognitives afin d’utiliser les méthodes les plus efficaces pour apprendre à lire aux enfants. Et s’il y a un effort budgétaire à consacrer à l’éducation nationale, c’est sur les objectifs d’apprentissage de la lecture et d’acquisition du vocabulaire qu’il faudrait le faire porter. Les programmes de l’école devraient être recentrés en consacrant les trois quarts du temps de classe à la lecture, à l’écriture, au calcul, à l’étude des grands personnages et des grandes dates de l’histoire de France. La transition entre école et collège devrait être facilitée par des professeurs bivalents en 6ème et 5ème. Le collège permettrait ainsi l’approfondissement des savoirs fondamentaux et l’ouverture sur le monde (langues, économie, numérique, environnement), et le brevet, nécessaire pour poursuivre au lycée, devrait effectivement attester de la maîtrise du socle commun de connaissances. Après le collège, les jeunes souhaitant se préparer à un métier, notamment par l’apprentissage, pourraient le faire plus facilement car les régions – mieux placées pour connaître les besoins des bassins d’emploi que les rectorats – recevraient la responsabilité de l’enseignement professionnel et pourraient décider d’adaptations régionales aux diplômes. Si nous voulons arrêter l’échec de plus de la moitié des étudiants en première année d’université, le baccalauréat devrait être plus solide dans son contenu et plus simple dans son organisation : quatre épreuves, avec un niveau d’exigence accru, passées début juillet pour ne pas supprimer chaque année des semaines de cours, toutes les disciplines ne faisant pas l’objet d’épreuves étant notées en contrôle continu. Sur la formation des professeurs - c’est objectivement un échec de l’Education nationale depuis vingt-cinq ans, et nous en avons tous une part de responsabilité - il faudrait proposer des stages dans un établissement scolaire dès la première année d’université aux étudiants qui envisagent d’être enseignants. Et ceux qui réussissent les concours recevraient une formation alternée impliquant des enseignants chevronnés volontaires. La formation continue tout au long de la carrière devrait aussi répondre aux besoins concrets des enseignants. Enfin, parce qu’il est anormal qu’un professeur certifié débutant ait un traitement inférieur à celui d’un inspecteur des impôts débutant, je propose de revaloriser les traitements, en maîtrisant les effectifs et en récompensant effectivement les enseignants qui s’investissent. Dans mes fonctions politiques mais aussi comme parent, j’ai souvent pu mesurer la difficulté toujours renouvelée de votre tâche. Mais je sais aussi votre passion et la solidité de votre engagement professionnel et civique. Avec estime confiance, je veux vous témoigner de ma conviction que votre vocation mérite d’être soutenue par tous et de s’épanouir au sein d’un système éducatif intelligemment rénové. Lettre aux enseignants

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25 mai 2015 1 25 /05 /mai /2015 10:33
~~L’école mérite mieux Une fois encore le débat vire à la polémique. A l’Assemblée Nationale les noms d’oiseau volent dans l’hémicycle. Les attaques personnelles tiennent lieu d’arguments. C’est dommage car il s’agit de ce que nous avons peut-être de plus précieux : l’avenir de nos enfants. Tout n’est pas mauvais dans la réforme du collège que propose Mme Vallaud-Belkacem. Par exemple la latitude laissée aux établissements d’adapter 20% des horaires aux réalités du terrain. Ou encore le renforcement de l’accompagnement personnalisé des élèves. D’autres dispositions sont franchement détestables. Fondre l’apprentissage du latin dans des « enseignements pratiques interdisciplinaires », c’est évidemment rabaisser le niveau de connaissance de cette langue. La ministre le reconnaît d’ailleurs en rétablissant in extremis une option spécifique. Or je partage à 100% le combat pour le latin! Ce n’est pas un combat d’arrière-garde. L’enseignement du latin a une double vertu : compréhension intime de notre propre langue et de sa formation , plus nécessaire que jamais dans un contexte où nous la maltraitons honteusement ; rigueur intellectuelle acquise par la découverte d’une langue à déclinaison et la méthode qu’exige l’analyse de la construction de ses phrases. Sans parler des idées et des valeurs dont sa culture est porteuse. Même erreur que de supprimer les classes bi langues et les sections européennes. Il en résultera inévitablement une fragilisation de l’apprentissage de l’allemand, en contradiction avec toutes les mâles déclarations des sommets franco-allemands! Et tout cela au nom de la lutte contre l’élitisme et pour l’égalité. Disons plutôt l’égalitarisme , ce poison qui depuis des années a contaminé les hautes sphères de notre Éducation Nationale. La véritable égalité des chances ne consiste pas à tirer les meilleurs vers le bas mais à pousser les moins bons vers le haut. Les classes de latin ou les classes bilingues concernaient 15 à 20% des élèves, ce qui ne constitue pas une petite élite et elles se développaient dans des secteurs réputés difficiles. C’était une chance supplémentaire pour des enfants qui n’avaient pas forcément vocation à y accéder. L’erreur majeure est de mélanger réforme du collège et réforme des programmes. Et de mélanger aussi programmes du secondaire et programmes de l’élémentaire. Ces derniers ont été réécrits en 2008 et donnaient satisfaction. Mais il faut absolument que chaque ministre ait sa réforme. Et comme les ministres valsent presque tous les ans , on y perd … son latin! Je n’évoquerai pas ici le jargon utilisé par les rédacteurs des dits programme. On sait désormais que « nager en piscine » se dit: « traverser l’eau en équilibre horizontal par immersion prolongée de la tête en milieu aquatique profond standardisé » !!! Il paraît que les programmes sont écrits pour les spécialistes et pas pour le vulgum pecus. Molière au secours! Le plus grave dans tout cela, c’est le risque de blocage de toute évolution du fait de l’exacerbation des thèses et antithèses qui s’affrontent. Là où l’on aurait besoin d’une discussion apaisée, c’est la bagarre et l’incompréhension. Il faudra changer de méthode, rechercher des accords sur quelques principes susceptibles de rassembler , comme une meilleure personnalisation des parcours des élèves et une plus grande responsabilité donnée aux équipes d’établissement. Puis, ces principes acquis, les traduire en mesures techniques. Notre Éducation Nationale qui a ses points faibles mais aussi ses réussites a besoin non pas de révolutions ou de refondations à répétition mais d’adaptations profondes et progressives.
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22 mai 2015 5 22 /05 /mai /2015 19:30
~~ Christine Albanel rejoint Alain Juppé Christine Albanel, ancienne Ministre de la Culture, déclare aujourd’hui dans les colonnes du journal Sud Ouest, son soutien à Alain Juppé dont elle a rejoint l’équipe. AJ pour la France vous en livre quelques extraits. Depuis quand connaissez-vous Alain Juppé ? « Depuis longtemps ! (…) J’étais l’une des plumes de Jacques Chirac, dont Alain Juppé était la plume principale. (…) J’avoue qu’il m’intimidait. Par la suite, nous nous sommes souvent croisés (…) mais nous n’avons jamais travaillé ensemble dans une collaboration directe. » Quand avez-vous rejoint l’équipe mobilisée autour d’Alain Juppé pour la Primaire de 2016 ? « Je l’ai croisé en novembre dernier, lors de la remise des prix de la Fondation Chirac. J’ai été frappée par sa détermination, j’ai compris qu’il irait jusqu’au bout. Je lui ai dit que j’aimerais travailler avec lui, et j’ai intégré il y a environ deux mois l’équipe qui est en train de se former autour de lui. » Pourquoi avez-vous souhaité le soutenir ? « Pour sa lucidité, son engagement européen, sa fibre républicaine. C’est un homme d’Etat. Et c’est le contraire d’un démagogue.
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1983:à PARIS-
2001: en LOIRE-ATLANTIQUE.
Ancien chargé de mission du Chêne.
Ancien chargé de mission de l'union Gaulliste de France
Actuellement: Président de l' UNC de Batz sur Mer. de puis 2004.
Président du comité UNC pour les commémorations des cérémonies du 70 em anniversaire
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