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15 octobre 2014 3 15 /10 /octobre /2014 14:02

12 Octobre 2014

 

                           

Travaillons ensemble !

La semaine dernière, à Bordeaux, j’ai reçu de nombreux hôtes étrangers, des Américains notamment : les « young leaders » de la French-American Foundation ou les visiteurs de la frégate Hermione, la réplique du navire de La Fayette ancrée dans le port de la lune.

Tous m’ont adressé le même message: « Nous aimons la France mais nous sommes navrés de la voir s’enfoncer dans le marasme économique et financier. Tous nos investisseurs se passent le mot : pas question de mettre de l’argent en France par les temps qui courent. »

A tous, j’ai fait la même réponse : « Nous sommes dans la difficulté. Les errements de la politique gouvernementale y sont pour beaucoup. Mais la France a tous les atouts pour rebondir à condition que ses futurs dirigeants lui redonnent confiance en marquant le cap avec clarté et continuité ».

En fait, sur le plan économique, nous savons ce qu’il faut faire. Un large accord est possible sur les mesures à prendre pour redonner confiance à nos entreprises, moteurs de la nouvelle croissance dont nous avons besoin:

– d’abord leur permettre de produire à armes égales avec leurs concurrentes européennes et mondiales. Ce qui suppose:

1) une remise à niveau du coût global du travail par l’allègement des charges qui le grèvent ; de nombreuses mesures ont déjà été prises en ce sens ; il faudra en évaluer la pertinence ( celle du CICE par exemple) avant d’aller plus loin.

2) la liberté de discussion sur la durée du travail au sein de l’entreprise ou de la branche professionnelle.

3) un véritable choc de simplification, plusieurs fois annoncé mais pas encore réalisé, sur le maquis du code du travail mais aussi sur les contrôles qui étouffent la vie de l’entreprise. Ne nous leurrons pas : les bonnes propositions viendront du terrain et pas des ministères.

– Nos entreprises ont ensuite besoin de financer leur développement. Elles peuvent avoir recours à l’emprunt et aujourd’hui , grâce à la sécurité que nous donnent la zone euro et la politique intelligente de sa banque centrale, les taux d’intérêt sont « historiquement » bas. Mais les entreprises ont aussi besoin de fonds propres. Or l’épargne n’est pas , c’est le moins qu’on puisse dire, orientée vers le placement en actions. Il faut simplifier le mille-feuille fiscal de l’imposition du capital : taxation des revenus (dividendes) au barème de l’impôt sur le revenu; taxation des plus-values (idem); taxation de la transmission (allégée il est vrai par le « pacte Dutreil » mais qu’on pourrait faciliter en suspendant le paiement des droits tant qu’il n’y a pas cession des actions) ; et enfin taxation de la seule détention du patrimoine par l’ISF . Si nous voulons vraiment harmoniser notre fiscalité avec celle de nos grands partenaires européens, il faudra supprimer cet impôt anti-économique.

– Le coût de l’énergie qui est le carburant de toute activité est aussi un facteur important de compétitivité. Ne détruisons pas l’avantage comparatif que nous avons en ce domaine en démantelant nos centrales nucléaires. La sécurité et la sûreté doivent en être systématiquement renforcées et la nouvelle génération d’EPR apporte de meilleures garanties en la matière. Il est également nécessaire d’inscrire la composante nucléaire dans une approche globale de la transition énergétique : recherche systématique d’une meilleure efficacité énergétique (économies) et développement ambitieux des énergies renouvelables. Je ne reviens pas ici sur ce que j’ai dit dans l’émission « Des paroles et des actes » sur l’expérimentation bien contrôlée d’un projet-pilote sur les gaz de schiste.

– Enfin des entreprises performantes sont des entreprises qui peuvent trouver des ressources humaines de qualité , des collaborateurs qualifiés. Ce qui pose la question de l’adaptation de notre système éducatif et de nos outils de formation professionnelle. C’est un vaste sujet. Je me bornerai à souligner l’importance d’une meilleure articulation entre le dernier cycle de l’enseignement secondaire et le premier du supérieur. 80% ou presque d’une classe d’âge ayant désormais accès au baccalauréat, il faut remplacer l’actuelle sélection par l’échec dans les premières années à l’université par une orientation efficace et une remise à l’honneur des filières professionnelles et techniques.

On voit bien la cohérence des réformes à entreprendre et le cap à fixer. Mais il faut évidemment approfondir chacune de ces questions et élaborer sur ces bases des propositions opérationnelles. Ce ne peut être que le fruit d’un travail collectif. C’est pourquoi j’ai besoin de votre aide, de vos critiques éventuelles mais surtout de vos propositions constructives. Les groupes de travail que je mets en place et mon prochain site d’initiatives citoyennes vont nous permettre de continuer le dialogue. A +

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  • Ancien èlu.R.P.R.
1983:à PARIS-
2001: en LOIRE-ATLANTIQUE.
Ancien chargé de mission du Chêne.
Ancien chargé de mission de l'union Gaulliste de France
Actuellement: Président de l' UNC de Batz sur Mer. de puis 2004.
Président du comité UNC pour les commémorations des cérémonies du 70 em anniversaire
  • Ancien èlu.R.P.R. 1983:à PARIS- 2001: en LOIRE-ATLANTIQUE. Ancien chargé de mission du Chêne. Ancien chargé de mission de l'union Gaulliste de France Actuellement: Président de l' UNC de Batz sur Mer. de puis 2004. Président du comité UNC pour les commémorations des cérémonies du 70 em anniversaire

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