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16 novembre 2014 7 16 /11 /novembre /2014 08:39

novembre 2014 5 14 /11 /novembre /2014 17:40

Discours prononcé à Menton devant les militants de l'UMP

 

Mesdames et messieurs, mes chers amis,

 

Jean-Claude, merci pour ton invitation et ta longue fidélité. Elle a du prix pour moi car s’il est un homme expérimenté, intelligent, exigeant : c’est bien toi.

Merci à tous les parlementaires qui me font l’honneur de leur amitié : Colette Giudicelli, Jean Leonetti, Charles-Ange Ginésy, Eric Ciotti qui m’accompagnent dans mes combats.

Merci à vous, les élus locaux qui servez les Français sur le terrain avec une disponibilité et une détermination à toute épreuve.

 

Depuis plusieurs mois, je parcours notre pays pour m’expliquer et discuter avec les Français sur les moyens de redresser la France.

Je suis heureux de le faire aujourd’hui, avec vous, à Menton, et votre accueil me touche personnellement car depuis quelques jours je suis obligé de riposter à des mensonges pitoyables.

Ceux qui pensent m’affaiblir ainsi me connaissent mal.

Depuis 30 ans, je me bats dans la vie politique pour une certaine idée de la France et une conception digne de la Politique. Ca n’est pas maintenant que je vais plier.

Je n’ai peur de rien et je tordrai le cou à cette rumeur infamante.

J’ai saisi la justice et je n’en dirai pas plus car cela a déjà suffisamment abaissé le débat public dans notre pays.

Je suis devant vous pour parler de l’essentiel : c’est-à-dire de notre pays.

 

La situation, vous la connaissez : depuis 2012, François Hollande et sa majorité ont mis la France dans une situation calamiteuse : nous sommes au bord de la déflation, les impôts ont noyé les moteurs de la croissance, le chômage atteint des sommets historiques, les déficits sont à la dérive, quant à la confiance et la cohésion du pays, elles sont en train de craquer.

Alors que tout est enlisé, on pourrait espérer du pouvoir une réaction, une audace inédite puisqu’il n’a plus grand-chose à perdre…

Mais rien ne vient, comme si le Président était hors sol, dans l’attente d’une improbable éclaircie.  

Il pense sans doute que le plus dur est derrière nous, mais ca n’est pas la première fois que François Hollande prend ses désirs pour la réalité.

En 2013 il avait annoncé une baisse du chômage, en 2014 le retour de la croissance… 

Le «moi président» est maintenant comptable de son action : il est à la moitié de son quinquennat et, à vrai dire, il n’y a rien, absolument rien à célébrer.

 

Plus les mois passent, plus les devoirs de l’opposition grandissent.

Beaucoup d’entre vous sont membres de l’UMP et vous aurez dans deux semaines à désigner son président…

Je me suis suffisamment battu pour l’exemplarité de notre démocratie interne pour vous inviter à voter et à faire votre choix librement, en votre âme et conscience.

Mais à côté du fonctionnement de notre parti, il y a le travail que nous devons mener sur le projet car c’est cela que les Français attendent !

Contre la gauche qui fait n’importe quoi et contre l’extrême droite qui propose n’importe quoi, il faut bâtir ce projet puissant et crédible qui redonnera au pays le pouvoir de se redresser.

Aimeriez-vous vivre dans une France où la liberté d’entreprendre et de travailler serait valorisée et non freinée ; une France productive attirant des nouvelles industries et créant de nouveaux métiers ; aimeriez-vous vivre dans une France comptant les meilleurs laboratoires et universités du monde ; une France augmentant son potentiel de croissance et d’emplois ;  une France qui travaillerait pour investir et s’enrichir et non pour combler ses déficits ; une France qui serait en tête de l’Europe ?

Tout cela n’est pas du domaine du rêve.

Avec ses atouts, notre pays peut se relancer.

On dit que notre peuple est à bout de souffle. C’est faux, c’est notre système économique et social qui est à bout de souffle, mais un système ça se change !

Sortons des 35 heures pour amplifier la productivité française.

Baissons fortement notre coût du travail et allégeons notre code du travail qui sont des tueurs de croissance et d’emplois.

Combattons le chômage à ses racines, en assouplissant le marché de l’emploi, en réformant la formation professionnelle, en instaurant la dégressivité des allocations.

Réformons l’État et maîtrisons ses dépenses pour faire en sorte que les Français puissent bénéficier des fruits de leur labeur plutôt que de les voir s’engouffrer dans le trou des déficits.

Mettons le paquet sur l’investissement et l’innovation, et arrêtons de surtaxer tous ceux qui réussissent.

Bref, faisons vraiment de la France la patrie des entrepreneurs et des travailleurs, et vous verrez alors que notre nation peut effectuer son retournement en deux ans, se redresser en cinq ans, et en l’espace de dix ans, elle peut être la première puissance européenne.

 

Mais pour atteindre ce but, tout ne relève pas des mesures économiques.

Il y a une condition vitale, celle de la cohésion nationale.

Un pays qui se disloque de l’intérieur, qui se désagrège en clans, en ghettos, un pays qui ne croit plus en son unité faute de ne plus savoir quelle est son identité, ce pays là est condamné à s’effondrer.

Dans un monde de 7 milliards d’habitants, les 66 millions de Français doivent faire bloc.   

Au fond de leur cœur, ils doivent avoir ce sentiment d’être les membres d’une même famille qui s’engage ensemble pour la France : la France, ce vieux et magnifique pays qui est un peu notre chair à tous car nous ne sommes pas des pions anonymes, nous sommes les successeurs d’une histoire étonnante qui a fait de nous l’une des toutes premières puissances du monde.

 

Il a fallu des siècles pour faire la France.

À aucun moment notre nation ne s’est définie de manière spontanée.

Nous avons fédéré nos provinces, nous nous sommes imposés une langue commune, nous avons marié nos influences latines, germaniques, méditerranéennes, atlantiques.

Et si l’identité française s’est ainsi faite et a duré, c’est parce qu’à chaque époque, elle a su maîtriser nos différences et nos querelles en leur opposant un principe fort.

Contre les féodaux, l’État.

Contre les langues régionales, l’ordonnance de Villers-Cotterêts.

Contre les privilèges, la loi.

Contre les prébendes, le droit.

Contre les particularismes, l’école.

Contre le sectarisme, la laïcité.

Tout ceci pour dire, mes amis, que la France n’est pas le fruit du hasard, mais le fruit d’une volonté de rassembler.

Rassembler les Français, cela va de soi, par-delà leurs coutumes, leurs croyances, leurs opinons philosophiques, et cela a donné la République et la citoyenneté.  

Mais aussi rassembler tous ceux qui, au cours des siècles, ont rejoint notre nation pour y travailler, pour y vivre, mais aussi parfois pour défendre le drapeau tricolore.

Vous connaissez la formule de la légion étrangère - «Français, non par le sang reçu mais par le sang donné».

La France a accueilli et assimilé des générations d’étrangers qui lui ont apporté leur énergie.

Notre pays avait besoin d’eux et il pouvait compter sur son économie pour subvenir à leurs besoins, sur son école que les hussards de la République tenaient d’une poigne de fer, sur le service militaire qui brassaient les destins. Et tous ces étrangers sont, au fil du temps, devenus Français.

Aujourd’hui, ça ne marche plus. Et vous êtes ici, à Menton, les premiers à subir ces flux migratoires non maîtrisés qui bouleversent la France.

 

Sur cette question de l’immigration, j’ai des convictions que je veux vous faire partager.

D’abord, je regarde froidement les faits et je dénonce l’angélisme de ceux qui estiment qu’il n’y a pas de problème.

A l’évidence, les capacités d’accueil de notre pays sont saturées.

Nous sommes en crise économique et priorité doit être donnée à ceux qui, chez nous, cherchent du travail ; notre système d’intégration ne fonctionne plus ; dans certaines de nos Ecoles, la mixité sociale a disparu ; dans plusieurs de nos quartiers le communautarisme s’étend, sans parler de ceux qui instrumentalisent la religion pour défier les lois de la République.

Ne pas voir cela, c’est être dans le déni. Et le déni, c’est la porte ouverte au scénario de l’explosion sociale, et ce serait un malheur pour tous.

Le gouvernement ne mesure pas ce risque.

Le franchissement en 2013 du seuil des 200 000 titres de séjour dénote un relâchement ;  l’assouplissement des conditions de la naturalisation et les velléités d’accorder le droit de vote aux étrangers révèle une incapacité à comprendre l’angoisse des Français.

 

Je combats le déni et je dénonce aussi, son antithèse : l’extrémisme.

L’extrémisme de ceux qui prétendent qu’on peut fermer toutes les frontières, comme si la France pouvait vivre sous cocon, comme si l’immigration était la cause de tous nos problèmes, comme si le drame de ces hommes, femmes et enfants qui se noient en mer n’était qu’anecdotique, comme si le repli nationaliste pouvait nous régénérer.

Il y a un siècle, les italiens étaient parfois considérés comme des «ritals» peu recommandables, et en 1920, dans le Nord, les «polaks» n’étaient pas toujours les bienvenus. 

Il faut être ferme, il faut être très clair vis-à-vis de tous ceux qui envisagent de venir chez nous, mais la xénophobie a toujours été et sera toujours un poison.

 

Ni angélisme, ni extrémisme, reste ma troisième conviction : la France doit accueillir moins d’étrangers, pour les intégrer mieux, et je ne crains pas de parler d’assimilation pour ceux d’entre eux qui veulent fondre leur destin dans celui de la nation.

La France doit dire qui elle veut accueillir, comment et sous quelles conditions, et elle doit renvoyer sans faiblir ceux qui ne respectent pas ces conditions.

En situation régulière, les étrangers doivent savoir ce que nous attendons d’eux : pour moi, ils doivent pouvoir présenter les garanties d’une insertion économique, sociale et culturelle.

Ils doivent être disposés à s'approprier nos valeurs car nous ne sommes pas une nation mosaïque, mais une République indivisible.

Soyons clairs : c’est à eux de faire l’effort d’intégrer la France, avec ses lois, sa langue et ses mœurs, et non à la France de se plier à des coutumes ou à des règles qui ne seraient pas conformes à son pacte.

En 2010, j’ai fait interdire le port de la burqa dans notre pays.

Dans notre République, femmes et hommes sont égaux.

Chez nous, on se regarde à visage découvert, sans se défier, ni se juger.

En France, la foi religieuse est une lumière intime, elle n’est pas un projet de société.

Le combat pour la laïcité ne date pas d’aujourd’hui. Ce que l’Etat a autrefois exigé de la religion catholique, il doit l’exiger aujourd’hui de la religion musulmane. Ni plus, ni moins.

 

Fort de toutes ces convictions, je propose de repenser notre politique d’immigration. L’immigration change le visage de la France, transforme notre société sans que jamais le peuple français n’ait eu à en débattre. 

Je veux que la France ait une politique d’immigration comme la France a une politique économique, une politique d’éducation ou une politique de défense.

Il faut que le débat sur l’immigration ne soit pas la simple affaire de l’Etat et de ses administrations, mais bien l’affaire des élus de la nation.

 

Qui doit rentrer en France, de quels pays prioritaires, à quel niveau, pour quels types de métiers, pour quel avantage et quel coût pour la nation ? Tout ca n’est jamais débattu démocratiquement, sereinement, sur la base de données solides et transparentes.

Je propose d’inscrire dans notre Constitution que l’immigration dépend de la capacité  d’accueil et d’intégration de la France et de prévoir que le Parlement délibère chaque année pour adopter une prévision d’immigration légale tenant compte de la situation de l’emploi, du logement, du contexte social, tout ceci permettant de fixer des quotas.

Cette politique doit pouvoir s’appuyer sur une description précise du nombre de ressortissants étrangers en France, de leur origine, de leur répartition géographique.

Il faut que l’immigration familiale soit conditionnée à une véritable évaluation des perspectives d’intégration de la famille et que la loi en fixe les critères en fonction de l’évolution du pays.

C’est en partie le cas s’agissant du regroupement familial.

Mais je propose de rendre plus sévères les conditions du regroupement familial : ressources, logement, durée de résidence en France, maîtrise de la langue française par l’ensemble de la famille… Tout cela devrait être vérifié.

En Allemagne, les migrants qui ne possèdent pas le niveau de langue requis doivent suivre 600 heures de cours, soit deux fois plus qu’en France. Et aux cours de langue s’ajoute un cours d’orientation de 60 heures, 10 fois plus que chez nous, portant sur les institutions, l’histoire, la culture, les droits et devoirs.

Nous devons renforcer nos outils et nos exigences en matière d’intégration, et les financer par une augmentation des taxes acquittées par les candidats à l’obtention d’un titre de séjour.

 

 

 

Mais le regroupement familial ne représente plus qu’une petite part de l’immigration en France.

Il faut étendre cette évaluation au rapprochement familial, c’est à dire à l’installation en France des étrangers qui épousent des Français.

Ce rapprochement - qui représente aujourd’hui le quart de l’immigration légale et les 2/3 de l’immigration familiale - doit être subordonné à la réussite d’un parcours d’intégration.

Toutes ces propositions relatives à l’immigration légale se résument en une formule : «Pas de perspective d’intégration, pas de titre de séjour».

 

On me dit que ces mesures pourraient se heurter à la convention européenne des droits de l’Homme…

Récemment, la Cour européenne des droits de l’Homme a estimé que la France devait autoriser ses militaires à constituer un syndicat ou d'y adhérer au nom du principe de la liberté de réunion et d’association

Et au mois de juin, elle a condamné notre paysfemmes sur les marchés.

C’est l’honneur de la France d’accueillir et de protéger ceux qui sont directement pourchassés et massacrés dans leur pays.

Mais voilà, l’immense majorité de ceux qui réclament notre asile n’a pas de raison de le faire. 80 % d’entre eux sont d’ailleurs déboutés mais ils se maintiennent irrégulièrement sur notre territoire en espérant être régularisés.

Il faut un guichet unique pour l’accueil des demandeurs et leur dossier doit être instruit en 6 mois maximum, et non deux ans comme aujourd’hui.

Il faut une refonte totale de l’hébergement des demandeurs d’asile qui doit impérativement se faire dans des centres dédiés.

Il faut mettre fin à la pratique des nuitées hôtelières qui, sans être satisfaisante en termes d’accueil, représente un coût budgétaire exorbitant, et il faut se doter des moyens de  renvoyer dans leur pays ceux qui n’ont  pas le statut de réfugiés.

 

Notre taux d’exécution des décisions imposant aux étrangers de quitter le territoire est un des plus faibles d’Europe.

Aujourd’hui, le gouvernement socialiste fait tout pour que la rétention administrative devienne l’exception avec l’idée que l’étranger va spontanément coopérer pour se conformer à la mesure d’éloignement. C’est une vue de l’esprit.

Qui dit éloignement dit en règle générale contrainte.

L’assignation à résidence que MM Valls et Cazeneuve veulent généraliser est une impasse. Et s’il faut modifier les textes communautaires pour lutter de façon efficace contre l’immigration clandestine, et bien mobilisons fermement nos partenaires européens.

 

Et là, nous touchons au point capital de l’Europe.

On peut agir en France mais on doit agir avec l’Europe car la question des flux migratoires est globale.

Ceux qui vous disent qu’il suffit de sortir de l’Union européenne et de mettre des douaniers partout pour régler cette question ne sont pas responsables.

Pour filtrer les étrangers, on sacrifierait l’Europe ? On renoncerait à la libre circulation des 500 millions d’européens ? On abandonnerait le marché unique ?  On renoncerait à l’idée que la civilisation européenne est un bien commun qui constitue notre meilleure protection dans la mondialisation ?

Non, ce qu’il faut c’est s’assurer d’un contrôle systématique aux frontières extérieures de l’espace Schengen qui, je vous le rappelle, comprend les territoires des 26 États européens qui ont mis en œuvre un accord pour harmoniser la circulation des personnes.

Il faut tripler le budget de l’agence européenne chargée du contrôle et créer un corps européen de gardes-frontières.

C’est le seul moyen pour permettre à des pays comme Malte, la Grèce ou l’Italie de n’être pas submergés par les arrivées de clandestins.

Certains disent qu’il faut sortir de Schengen…  Je propose le contraire !

La participation à Schengen d’un État-membre qui serait dans l’incapacité d’assurer le contrôle de ses frontières extérieures devrait être suspendue pour une durée d’un an.

Et je propose de renégocier Schengen pour permettre le rétablissement temporaire des contrôles aux frontières intérieures en cas d’afflux de clandestins.

L’ensemble de ces propositions se résument en un mot : Schengen+.

 

Voilà, mesdames et messieurs, mes convictions et quelques-unes de mes propositions.

Pour sortir la France de sa déprime, il faut plus de liberté, plus de productivité, plus de cohésion nationale et cette cohésion nationale intègre la question de l’immigration, mais elle nous interpelle également tous !

Car chaque Français tient entre ses mains une part du succès de la France.
Chaque Français est le dépositaire d’un héritage historique et culturel qu’il se doit de respecter et de prolonger.

Chaque Français est porteur d’une responsabilité civique, et qu’est-ce que le civisme si ce n’est la capacité de dire «nous» plutôt que «moi d’abord».

 

C’est tous ensemble, mes amis, que nous allons nous en sortir.

Qu’importent les origines, la couleur de peau, les croyances, une seule chose compte, c’est l’amour de la France et le respect de la République qui inspirent chaque individu.

Pour le Général de Gaulle, il n’y avait que deux catégories d’homme: «ceux qui font leur devoir et ceux qui ne le font pas».

Alors nous ferons notre devoir.

Nous serons fidèles au génie de notre pays qui a inspiré l’Europe au siècle des Lumières, qui a porté sur les barricades de Paris et du monde l’étendard des droits de l’homme, qui a brillé et qui continue de briller dans les arts, les sciences et les technologies, qui oppose aux terroristes et aux tyrans sa force morale et militaire. 

Les Français savent ce qu’ils doivent aux générations passées qui se sont  levées pour la liberté et le progrès.

Nous sommes les héritiers de rêves acharnés et je suis persuadé que ce rêve est encore vivant !

Les temps changent, les générations passent, mais le combat pour la France est un éternel recommencement.

 

Il faut un cap politique, il faut des décisions claires et courageuses, mais le redressement du pays ne viendra pas seulement du sommet. Il viendra de nous tous, et chacun d’entre vous peut être l’homme ou la femme de la situation.

L’entrepreneur qui se bat pour son entreprise, la salariée qui fait des heures supplémentaires, le fonctionnaire qui réforme son administration, la retraitée qui donne de son temps pour aider les enfants déscolarisés, le citoyen qui se dresse dans son quartier pour dénoncer les trafics de drogue, celui qui, par respect, se lève lorsque la Marseillaise est jouée, celui qui, par courage, ne baisse pas les yeux lorsqu’un individu est agressé dans le métro, oui toutes ces femmes et tous ces hommes sont et seront les acteurs du renouveau.

 

En chaque citoyen, oui en chacun des Français il existe une lumière qui ne demande qu’à briller. Et ce sont toutes ces lumières, toutes ces flammes vacillantes que nous devons rallumer, entraîner et rassembler.

Voilà notre mission, et voilà mon espérance pour la France et pour la République. pour ne pas avoir transcrit dans son état-civil les actes de naissance d'enfants nés à l'étranger par mère porteuse…

A l’évidence, l’application de cette convention européenne doit être recadrée, et notamment sur la question de l’immigration.

La France doit, pour cela, mobiliser les Etats européens car il y a des sujets sur lesquels la souveraineté nationale doit être respectée, dès lors que l’esprit fondamental des droits de l’homme n’est pas bafoué.

Si cela ne marche pas, alors il faudra hausser le ton en dénonçant cette convention, suivie d’une ré adhésion avec des réserves claires. 

 

 

Il faut que la France puisse se doter d’une politique d’immigration réduite au strict minimum, ce qui exige de resserrer ces dispositifs qui laissent entendre que notre nation serait un pays de cocagne, distribuant ses avantages à tous.

Il convient de fixer des limites à la générosité de notre système social !

Je propose qu’aucune prestation d’aide sociale, d’allocation familiale ou d’aide au logement ne soit versée à ceux qui résident régulièrement en France depuis moins de 2 ans.

Les nouveaux arrivants doivent être capables de s’assumer financièrement sans recours à notre système d’aide sociale.

Ceux qui travaillent légalement et cotisent auraient naturellement droit à la couverture maladie et accidents du travail, comme tous les salariés.

 

Quant à l’aide médicale d’Etat, elle est devenue un mode de soin pour tous et pour toutes les pathologies, y compris les plus bénignes.

Ca n’est pas acceptable ! Elle doit être supprimée.

En lieu et place, les étrangers en situation irrégulière bénéficieraient d’une «dispense temporaire de frais de santé », limitée aux urgences sanitaires et aux maladies graves, notamment les maladies contagieuses.

Le bénéfice de cette dispense serait subordonné à deux conditions : s’adresser à un hôpital public ou à une structure agréée ; et déposer une demande de titre de séjour dans un délai de deux mois, permettant à la préfecture d’examiner la situation de l’étranger et si nécessaire de décider de son départ du territoire s’il n’est pas en règle.

 

Reste la question sacrée de l’asile.

Il y a quelques semaines, j’étais en Irak pour témoigner de notre solidarité aux Chrétiens d’Orient. A cinq heures d’avion de Paris, on tue, on viole, on torture, on vend des

 

 

 

 

Repenser notre politique d'immigration

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  • Gaullistes de Bretagne et Pays de la Loire
  • Ancien èlu.R.P.R.
1983:à PARIS-
2001: en LOIRE-ATLANTIQUE.
Ancien chargé de mission du Chêne.
Ancien chargé de mission de l'union Gaulliste de France
Actuellement: Président de l' UNC de Batz sur Mer. de puis 2004.
Président du comité UNC pour les commémorations des cérémonies du 70 em anniversaire
  • Ancien èlu.R.P.R. 1983:à PARIS- 2001: en LOIRE-ATLANTIQUE. Ancien chargé de mission du Chêne. Ancien chargé de mission de l'union Gaulliste de France Actuellement: Président de l' UNC de Batz sur Mer. de puis 2004. Président du comité UNC pour les commémorations des cérémonies du 70 em anniversaire

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