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16 septembre 2014 2 16 /09 /septembre /2014 09:23

Lundi 15 septembre 2014 1 15 /09 /Sep /2014 22:09

Tribune publiée dans le journal Le Monde de ce mardi

 

Seulement cinq mois après sa déclaration de politique générale, le Premier ministre va tenter, le temps d’un discours, de sauver les apparences d’un pouvoir en perdition. Sans doute, le Gouvernement obtiendra-t-il la confiance de sa majorité mais elle sera dérisoire face à la défiance généralisée du pays.

 

La France est en plein marasme et le risque d’une rupture sociale ou démocratique ne peut être exclu. Manuel Valls a prétendu que l’extrême droite était «aux portes du pouvoir». A qui la faute, si ce n’est au Chef de l’Etat qui par son indécision et ses erreurs a fait basculer la République dans la dépression.

 

500.000 chômeurs de plus depuis 2012, 0% de croissance, déflation en vue, immoralité de certains ministres, fronde à gauche… Tout part à vau-l’eau. Seule la force des institutions permet encore de protéger la faiblesse de l’exécutif actuel, mais à ce rythme la France sera bientôt KO.

 

Face à l’urgence, il faudrait un électrochoc, mais rien ne vient.

 

Quel est le but de ce vote de confiance ? Surement pas d’engager une série de réformes enfin radicales. A l’Elysée, on n’est pas en guerre contre la déflation et le chômage de masse ! On est dans le déni et dans l’espoir d’une improbable éclaircie.

 

On attend tout du pacte de responsabilité dont les éventuels bénéfices n’interviendront que dans plusieurs mois ; on prie chaque mois pour que le chômage soit freiné par l’utilisation massive des emplois aidés ; on prend passivement acte de l’augmentation de nos déficits et de la dette qui atteindra 100% du PIB en 2016 ; on implore Bruxelles d’excuser notre pays de ne pas savoir remettre ses comptes publics en ordre ; et puis, on espère tout de Mario Draghi, comme si la BCE pouvait à elle seule relancer la France qui est devenue le maillon faible et discrédité de l’Europe.    

  

Ce vote de confiance n’est malheureusement pas destiné à refonder une politique qui échoue. Son but est de maîtriser les divisions qui déchirent les socialistes. Le parti socialiste est en pleine déroute idéologique. Le simple fait de dire qu’on «aime les entreprises» est considéré comme une trahison par ceux qui avaient cru que la finance serait mise au pas. Voilà où mène la démagogie. Ceci dit, les critiques ne seraient pas aussi cruelles si les résultats étaient au rendez-vous et si au sommet de l’Etat le vide de leadership n’était pas abyssal.

 

Aucun patriote ne peut se réjouir de voir notre pays si mal en point. J’exhorte François Hollande de choisir maintenant entre le sursaut ou le naufrage. Puisque sa politique est en échec, puisque la dissolution ou la démission ne semblent pas être à son ordre du jour, alors, pour une fois, qu’il écoute l’opposition républicaine !

 

Qu’il tente, avec elle, de définir un agenda national, ciblé sur des réformes fondamentales pour redresser le pays : assouplissement rapide du marché de l’emploi, baisse immédiate et sans contreparties du coût du travail, réduction forte des dépenses publiques, pacte avec l’Allemagne pour accompagner la stratégie d’assouplissement engagée par la Banque Centrale Européenne qui ne fonctionnera que si les Etats de la zone euro accentuent leurs ajustements structurels. Voilà les axes autour desquels on pourrait rassembler les volontés.

 

A la mi-temps de son quinquennat, François Hollande doit trouver le courage de se changer et de changer la France. S’il faut pour cela qu’il annonce qu’il ne se représentera pas en 2017, qu’il le fasse ! Il n’en sera que plus libre pour servir le pays. Au lieu de laisser à son Premier ministre le soin de trouver une majorité pour survivre, il est temps pour la France de trouver un chemin pour agir vraiment.

 

Notre nation n’est pas condamnée. C’est notre système qui l’est, or, un système ça se change ! Grâce à ses ressources, notre pays peut effectuer son retournement en deux ans, se relever en cinq ans, et en l’espace de dix ans, il peut être la première puissance européenne. Cet objectif est le mien et il est atteignable dès lors qu’on est décidé à transformer la France

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  • Ancien èlu.R.P.R.
1983:à PARIS-
2001: en LOIRE-ATLANTIQUE.
Ancien chargé de mission du Chêne.
Ancien chargé de mission de l'union Gaulliste de France
Actuellement: Président de l' UNC de Batz sur Mer. de puis 2004.
Président du comité UNC pour les commémorations des cérémonies du 70 em anniversaire
  • Ancien èlu.R.P.R. 1983:à PARIS- 2001: en LOIRE-ATLANTIQUE. Ancien chargé de mission du Chêne. Ancien chargé de mission de l'union Gaulliste de France Actuellement: Président de l' UNC de Batz sur Mer. de puis 2004. Président du comité UNC pour les commémorations des cérémonies du 70 em anniversaire

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