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4 décembre 2014 4 04 /12 /décembre /2014 09:48

 

4 décembre 2014 4 04 /12 /décembre /2014 08:06

Les faits - François Fillon donne tort à son successeur qui dénonce les «provocations» patronales. Il propose quatre mesures d’urgence pour rassurer les chefs d’entreprise. Au-delà, il veut sortir de la «surprotection» pour «déverrouiller l’économie».

 

Vous jugez « importante » la mobilisation patronale de cette semaine. Pourquoi ?

Les amours estivales de Manuel Valls avec les entreprises n’ont pas survécu à l’automne. Je n’y ai jamais vu qu’une posture et de fait, les actes n’ont pas suivi. Les entreprises sont dans une situation désastreuse. La pérennité même de beaucoup d’entre elles, notamment des PME, est menacée. C’est ce qui aboutit aux manifestations de cette semaine. Alors quand le Premier ministre parle de « provocation », c’est un discours inacceptable ! Il n’y a pas deux sortes de citoyens, ceux qui ont le droit de manifester et ceux pour qui une manifestation tous les vingt ans serait de trop.

Pierre Gattaz, le président du Medef, en fait-il trop ?

Chacun son style, ce n’est pas le sujet. Il n’est pas normal que le gouvernement stigmatise ainsi un partenaire social. Imagine-t-on un Premier ministre déclarant que [le secrétaire général de la CFDT] « Laurent Berger en fait trop » ? Cela traduit une vision de l’économie qui n’est pas en prise avec la réalité, même au sein de la gauche dite moderne. Même chose quand le gouvernement veut imposer du donnant-donnant aux entreprises, comme si elles étaient une sorte de structure publique devant obéir.

Il est de bon ton, dans la classe politique, de louer les petites entreprises mais de se démarquer des organisations patronales…

Eh bien moi je ne distingue pas les petites entreprises et les grandes. Je n’ai jamais reproché à Total ses bénéfices ; je suis très fier que 20 ou 25 groupes français aient une dimension mondiale. Mais il est vrai que les grandes entreprises ont la capacité à se tourner vers les marchés étrangers pour échapper aux contraintes françaises, ont les ressources pour faire face à la complexité des normes, et ont accès direct aux gouvernants pour alerter sur leurs difficultés. Pas les plus petites.

Comment apaiser la colère des entrepreneurs ?

Il faut réagir. Très vite. Le Premier ministre doit prendre quatre mesures. D’abord, suspendre pendant deux ans l’entrée en vigueur du compte pénibilité, le temps de tout remettre à plat, soit au sein d’une commission parlementaire droite-gauche, soit avec un groupe de travail comprenant des chefs d’entreprise. En l’état, ce dispositif est impossible à appliquer et il représente une menace lourde pour l’équilibre financier des retraites. L’idéal serait l’abrogation mais j’essaie d’être réaliste, de tenir compte de la pression de la majorité et de la CFDT. Cette mesure suspensive est à portée de main de Manuel Valls. Ensuite il faut abroger l’interdiction des temps partiels à moins de 24 heures par semaine, elle aussi inapplicable et facteur de chômage. Je propose aussi de suspendre les seuils sociaux pour un ou deux ans, puisque la négociation sur ce sujet semble vouée à l’échec. Enfin, dernière mesure : généraliser les contrats entre le fisc et les PME, afin de donner de la visibilité plutôt qu’une impression d’inquisition permanente.

Quelle part de responsabilité prenez-vous dans l’empilement des contraintes que vous dénoncez ? Vous avez vous-même ouvert la boîte de Pandore en inscrivant le mot pénibilité dans la réforme des retraites de 2003…

 
Suite de l'interview : 
 
François Fillon : «Manuel Valls doit suspendre le compte pénibilité»

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  • Ancien èlu.R.P.R.
1983:à PARIS-
2001: en LOIRE-ATLANTIQUE.
Ancien chargé de mission du Chêne.
Ancien chargé de mission de l'union Gaulliste de France
Actuellement: Président de l' UNC de Batz sur Mer. de puis 2004.
Président du comité UNC pour les commémorations des cérémonies du 70 em anniversaire
  • Ancien èlu.R.P.R. 1983:à PARIS- 2001: en LOIRE-ATLANTIQUE. Ancien chargé de mission du Chêne. Ancien chargé de mission de l'union Gaulliste de France Actuellement: Président de l' UNC de Batz sur Mer. de puis 2004. Président du comité UNC pour les commémorations des cérémonies du 70 em anniversaire

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