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9 septembre 2014 2 09 /09 /septembre /2014 07:59

Dimanche 7 septembre 2014 7 07 /09 /Sep /2014 11:15

Discours prononcé ce dimanche à la Baule dans le cadre du Campus des jeunes UMP 

 

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Mes chers amis,


Vous aimez la France, vous croyez en elle et vous jugez utile de la servir, et c’est pourquoi vous avez répondu présent à ce campus de La Baule.

Merci à vous de ne jamais baisser les bras, merci de ne pas avoir abandonné le navire de l’UMP malgré les épreuves qu’elle doit surmonter, merci à François Pinte, Gatien Meunier, François-Xavier Priou et toute l’équipe de cette 7eme circonscription de Loire-Atlantique qui ont organisé cette rencontre.

Il faut beaucoup de foi et d’ardeur pour militer en politique, elle qui est trop souvent abaissée par toutes ces turpitudes qui font oublier l’honneur qu’il y a à s’engager pour son pays.

 

La France souffre et, autour d’elle, le monde va mal.

Aux portes de l’Europe, dans l’Est de l’Ukraine, le conflit civil fait rage, et chacun semble camper sur ses positions sans voir que c’est tout notre continent qui peut basculer dans une sorte de nouvelle Guerre Froide.

Combien de temps faudra-t-il pour comprendre que l’Ukraine doit être fédéralisée, que la Russie doit négocier et que l’Otan doit mesurer ses réactions ? 

La crise ukrainienne n’est pas seulement le résultat de l’histoire post-soviétique, elle est aussi le résultat d’une incapacité collective à penser la grande Europe, et pour la penser, je regrette que la France ait perdue cette capacité à porter un message politique singulier qui ne se limite pas à suivre ses alliés.

 

Et puis, au Moyen-Orient, voici que la poudrière du terrorisme se mue en califat de la terreur.     

J'achève un déplacement de trois jours en Irak au cours duquel j'ai visité plusieurs camps de réfugiés.

A cinq heures de vol de Paris, on assassine des enfants, des vieillards, des handicapés, on vend des femmes sur le marché !

Nous sommes en  présence, non pas d’un «simple» conflit régional, mais d’un crime contre l’humanité. La décapitation des otages nous  a révoltée, mais sachez qu’elle n’est, sur place, qu’une horreur parmi d’autres.

Parmi tous les réfugiés, beaucoup de victimes sont de confession chrétienne.

Ils sont là depuis 2000 ans ; 2000 ans à vivre encore et toujours autour des dernières églises qui témoignent d’une très longue histoire.

Aujourd’hui, ils n’ont pour choix que la fuite ou la mort.

Notre rôle est de les défendre, de les accueillir, pour ceux qui voudraient se réfugier en Europe, mais notre mission n’est pas d’organiser leur exode, c’est au contraire de se battre pour qu’ils puissent vivre chez eux, en paix. 

Avec l’EILL, nous assistons à l’émergence d’un état terroriste avec des moyens financiers, une armée équipée et des volontaires étrangers susceptibles de porter leur guerre en Europe.

Son but affiché est d’entraîner le monde dans un conflit de religion et de civilisation. 

Face à ce risque, une mobilisation diplomatique, militaire et humanitaire est nécessaire.

Il est indispensable d'avancer très vite sur la conférence internationale, avec la participation de la Turquie, de l'Iran et des états du Golfe.

Sur le plan militaire, nous avons soutenu la livraison d'armes mais il va falloir mettre les moyens pour éradiquer ce califat de la terreur et contrer son armée.

Quant à la situation humanitaire, elle est dramatique.

La France a été la première à réagir mais les besoins sont immenses et dépassent largement les seules actions publiques.

Sur place, des hommes et des femmes courageux et généreux sont à l’œuvre.

J’ai décidé personnellement de les aider à récolter des fonds qui iront à l’aide des réfugiés irakiens et vous pouvez aussi le faire car que serait la France sans sa fraternité, infidèle à sa réputation, infidèle à son histoire qui la lie à celle de l’Orient ?

Le prix de l’indifférence et de la lâcheté est plus élevé que le prix de la solidarité et du courage.

Voilà ce que je crois et ce que je voulais vous dire.

 

Plus j’observe les périls de notre monde, plus je vois le prix de la liberté, de la prospérité, de la grandeur.

La grandeur n’est pas un don du ciel, c’est un combat incessant pour être une nation forte.

Au rythme où nous allons, où en sera la France au terme de ce quinquennat ?

Depuis mai 2012, 28 mois ont passés, 28 mois gâchant les chances de la reprise, 28 mois pour rien. 

Notre économie est à plat, le chômage atteint des pics inédits, l’Europe nous regarde comme le maillon faible de l’Union européenne alors que nous devrions être sa puissance entrainante.

Les perspectives de l’année 2015 sont médiocres, et tout indique que nous entrons dans un cycle de paupérisation qui est plein de danger pour notre pays.

 

 

 

Tout milite pour une réaction majeure au plus haut niveau, mais là haut, y a t-il encore vraiment un Chef d’Etat qui puisse être entendu, cru, suivi ?

François Hollande entraîne la France dans son KO.

Au-delà d’un livre indigne qui traine le président de la République dans la boue, c’est tout le pouvoir qui se trouve un peu plus discrédité par un manque de leadership, de cap, de résultats, de soutien populaire.

A l’heure où notre pays s’enfonce dans la déflation, à l’heure où l’Europe voit à nouveau réapparaître le spectre de l’affrontement à ses portes, à l’heure où la menace terroriste s’amplifie, le Président est décrédibilisé et le gouvernement impuissant.


Les coups fourrés et les zizanies au sein du parti socialiste sont indignes d’un parti majoritaire.

Le Premier Ministre, après quelques coups de menton pour tenter de restaurer une autorité déliquescente, se voit contraint de baisser la tête face aux frondeurs qui menacent de le lâcher à l’Assemblée nationale.

Peut-on encore le supporter dans un pays qui a perdu confiance en son avenir ; dans un pays qui a pris conscience de ses blocages et réclame de l’action.

François Hollande nous a replongé dans les errements de la IVème République avec l’issue funeste qu’on lui connaît.

Je lui demande de bien mesurer l’état moral et politique de la situation.

 

Changement complet de politique, dissolution, démission : libre au Président de choisir une porte de sortie, mais en toute hypothèse, il ne peut plus continuer son petit bonhomme de chemin comme si de rien n’était, comme si la désillusion du peuple n’était qu’anecdotique.

Désormais tout tient au fil de sa conscience. Qu'il regarde autour de lui: tout est écroulé. Il n'y a qu'un immense vide. Mais il peut encore rendre un service au pays et lui dire :" aidez moi, je me suis trompé". Et s'il a la moindre estime pour les Français et pour les pouvoirs que ces  Français  lui ont donnés, il peut encore sauver l'honneur perdu d'un quinquennat... du sien. Il n'y a pas d'illusion à se faire. Nous vivons un mai 68 moral; un naufrage de la dignité de l'Etat, une crise des valeurs  républicaines, qui ouvre grand les portes à toutes les dérives.

Monsieur le Président, vous seul pouvez maintenant sauver la situation: choisissez la carte du courage !

 

Quant à l’opposition, elle doit se préparer à toutes les options.

Vous connaissez mon diagnostic : la France a besoin d’un redressement national d’ampleur.

On ne relancera pas le pays en faisant un remake du passé ou en résumant l’avenir à des duels de personnes.   

Il faut un projet radical, ciblé sur la croissance et l’emploi.

Avec plus de 5 millions de personnes au chômage total ou partiel, avec 0% de croissance, il faut rompre avec les logiques du passé.

La France doit sortir des 35 heures et ramener la négociation du temps de travail vers les acteurs de terrain.

Face au mur de la complexité, il faut refonder le code du travail sur ce qui relève des normes sociales fondamentales et renvoyer le reste des dispositions à la négociation en entreprise.

C’est une révolution, et je l’assume au nom de la certitude que le maquis actuel est un tueur de croissance et d’emploi, au nom aussi d’une rénovation du dialogue social qui est beaucoup trop hiérarchisé et stéréotypé.

Nous devons aussi baisser fortement le coût de travail, en compensant cette réduction par une hausse de la TVA.

Par leurs complexités, ni le CICE, ni le pacte de responsabilité ne sont suffisamment puissants pour replacer notre coût du travail au niveau des leaders de l’OCDE.

Nous devons réformer notre marché d’emploi car il vaut mieux plus de souplesse que toujours plus de chômage. 

Notre pays doit être la patrie des entrepreneurs, des investisseurs, des inventeurs et à cet égard, je préfère voir ceux qui créent de la richesse rester en France plutôt que de s’exiler ailleurs.

C’est d’ailleurs là tout le paradoxe socialiste qui prétend ne pas aimer les riches mais qui, pour sauver nos industries, quémande l’appui des investisseurs allemands, américains, qatariens et autres fonds de pension étrangers.

Au lieu de stigmatiser le capital, il faut le valoriser.

J’affirme et j’assume le fait que notre économie a besoin de liberté, bien plus que de socialisme. Et d’ailleurs, quelle autre solution ?

Lorsqu’un pays croule sous les réglementations et les impôts, on n’en remet pas une louche; lorsqu’il est seul au monde avec ses 35heures, on n’imagine pas de travailler moins; et lorsqu’il coule sous les déficits, on ne propose pas une relance budgétaire à fonds perdu.

 

J’ai dit un jour que «j’étais à la tête d’un Etat en faillite», et ne regrette pas d’avoir sonné le tocsin.

Pour revenir à l’équilibre de nos finances publiques il faut 100 milliards d’euros d’économies en 5 ans.

On n’atteindra pas cet objectif uniquement avec des coups de rabot.

François Hollande promettait de ramener nos déficits à 3% en 2015…

En, réalité, l’objectif sera peut être atteint en 2017. On a accablé les Français et les entreprises d’impôts, et on n’est même pas fichu de réduire les déficits en temps et en heure !

Maintenant, le gouvernement supplie nos partenaires européens d’accepter son laxisme. Il prétend le faire au nom de la croissance européenne mais personne n’est dupe : tout ceci masque son impuissance à rétablir vigoureusement nos comptes publics.

 

Il faut des réformes de structure, il faut replacer le temps de travail de la fonction publique à 39h, réduire les effectifs de 20%, valoriser parallèlement les carrières des agents publics, repenser nos administrations nationales et territoriales, il faut réactualiser nos acquis sociaux…

C’est un immense travail qui exige beaucoup de courage, mais si on ne s’y attelle pas  nous serons incapables de redresser la France, car plus il y a de déficits plus il y a d’impôts, plus il y a d’impôts moins il y a de moyens pour financer la croissance, et moins il y a de moyens pour financer la croissance plus le chômage s’étend.

Voilà le cercle vicieux qu’il faut rompre !

 

Toutes ces mesures sont radicales, mais il faut savoir ce que l’on veut : le sursaut ou le déclin ?

En 1945 et en 1958, la France était à genoux. Le Général de Gaulle l’a redressée avec des mesures fortes.

Eh bien, nous en sommes là.

 

Ce n’est ni la gauche ni l’extrême-droite qui vont relancer le pays. Ce devoir nous incombe.

Avec Alain Juppé et Jean-Pierre Raffarin, nous assumons depuis cinq mois une mission de remise en ordre de l’UMP.

L’audit que nous avions commandé a confirmé la gravité de la situation; des mesures financières et organisationnelles ont été prises; la justice a été saisie pour nettoyer le passé.

En novembre, se tiendra notre Congrès.

J’ai eu l’occasion de dire et je le redis ici : je souhaite que la génération qui me suit prenne ses responsabilités car notre mouvement doit valoriser de nouveaux talents, de nouvelles méthodes.

Vous voterez pour qui vous voudrez, en conscience, car je me suis assez battu pour que la démocratie au sein de notre mouvement soit respectée pour ne pas respecter votre indépendance.

Je vous demande juste d’être exigeant sur les idées et sur les valeurs qui devront guider l’UMP car notre parti ne retrouvera pas la confiance des français en mettant la poussière sous le tapis.

Quant à moi, vous connaissez mon calendrier et vous savez mon objectif … Mais chaque chose en son temps !

En attendant, je bâtis un projet et je parcours la France.

J’ai rencontré des milliers de français.

J’en suis sûr : ils sont prêts à prendre des risques.

Prêts à se rallier à un projet décapant, porté par des responsables intègres et décidés.

Prêts à se battre pour retrouver le chemin du Progrès.

 

Le Progrès ! C’est d’abord la fierté d’appartenir à une nation magnifique qui mérite d’être aimée, respectée, sublimée aussi.

«Les pays qui n'ont plus de légende sont condamnés à mourir de froid», écrivait La Tour du Pin.

Nous sommes 65 millions dans un monde de 7 milliards d’habitants…

Si nous perdons la foi en la France, si l’idée d’une certaine grandeur se dissipait, alors que restera-t-il ?

Ayons foi en nous : soyons des patriotes au cœur ardent et pas des petits nationalistes, célébrons nos inventeurs et nos industriels, encourageons ceux qui ont l’audace de créer leur entreprise, applaudissons ces enfants des cités qui décrochent les plus hauts diplômes, remercions ceux qui s’engagent pour des causes humanitaires, saluons nos soldats qui défendent notre liberté, regardons l’avenir et défions-le !

Le Progrès, c’est la conscience que l’Histoire n’est jamais écrite.

Le Progrès, c’est avoir en soi cette flamme de la vie qui nous porte à penser que l’invention, la création, la rupture sont des sources de rajeunissement permanent.

Une société qui calcule tous les risques, c’est une société qui n’avance plus. 

Alors, repoussons ces réflexes de surprotection, de sur-réglementation qui laminent notre vitalité.

Donnons à notre société l’oxygène qu’elle réclame en donnant à nos entrepreneurs, chercheurs, travailleurs, familles le pouvoir de tenir leurs responsabilités. 

Le Progrès, depuis l’origine des temps, c’est un combat intime à chacun d’entre nous : entre le courage et la démission, l’intérêt personnel et l’intérêt général

Tout ne dépend pas des lois, tout ne vient pas du sommet, et il n’y a pas d’homme providentiel car en République chaque citoyen est comptable de ses actes, mais aussi de son pays.

Le jour où les Français pourront donner le meilleur d’eux-mêmes,  la France - j’en ai la certitude - retrouvera cette force qui lui est innée.

Ceux qui pensent que notre peuple est à bout de course ont tort; c’est notre système qui l’est, or, un système ça se change !

En 1958, la France l’a fait ; le Royaume Uni l’a fait dans les années 80 ; le Canada et la Suède l'ont fait dans les années 1990 ; l'Allemagne l’a fait à partir de 2002.

Grâce à ses ressources, notre pays peut effectuer son retournement en deux ans, se redresser en cinq ans, et en l’espace de dix ans, la France peut être la première puissance européenne.

 

Voilà, mes chers amis, les convictions que je voulais partager avec vous.

Notre pays vit des heures difficiles mais, paradoxalement, je sens que la France peut se révéler d’une très grande audace.

Bien sûr les obstacles sont là, mais les enjeux sont de plus en plus clairs : les recettes du passé sont périmées ; la nation doit être rassemblée et modernisée de façon puissante.

Alors, sans trembler, je vous demande une mobilisation sans faille, je vous demande de rassembler vos forces, je vous demande d’être à l’avant garde pour dire aux Français que notre pays doit se dépasser et qu’il peut se relever.

Vous serez ainsi au service d’un idéal qui dépasse chacun d’entre nous. Cet idéal s’appelle tout simplement la République.

 

Vive la République, et vive la France !

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  • Gaullistes de Bretagne et Pays de la Loire
  • Ancien èlu.R.P.R.
1983:à PARIS-
2001: en LOIRE-ATLANTIQUE.
Ancien chargé de mission du Chêne.
Ancien chargé de mission de l'union Gaulliste de France
Actuellement: Président de l' UNC de Batz sur Mer. de puis 2004.
Président du comité UNC pour les commémorations des cérémonies du 70 em anniversaire
  • Ancien èlu.R.P.R. 1983:à PARIS- 2001: en LOIRE-ATLANTIQUE. Ancien chargé de mission du Chêne. Ancien chargé de mission de l'union Gaulliste de France Actuellement: Président de l' UNC de Batz sur Mer. de puis 2004. Président du comité UNC pour les commémorations des cérémonies du 70 em anniversaire

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