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17 juin 2015 3 17 /06 /juin /2015 08:32
~~ 16 juin 2015 Baccalauréat : plus d'exigence dans le contenu, plus de bon sens dans l'organisation Tribune publiée ce matin dans le journal Libération Les épreuves principales du baccalauréat 2015 débutent ce mercredi, et je souhaite bonne chance aux 684 000 candidats. Il y a dix ans, à l’occasion du débat sur la loi pour l’avenir de l’école que je défendais, j’avais proposé de réformer le baccalauréat, mais cette idée n’avait manifestement pas été comprise. Il y avait surtout à l’époque des raisons essentiellement politiques à ce refus. Où en sommes-nous aujourd’hui ? L’an dernier, la proportion de bacheliers dans une génération représentait 77,3%, et le taux de réussite aux baccalauréats généraux et technologiques était de 91%. Ce diplôme, créé par Napoléon en 1808, sanctionne la formation secondaire et constitue aussi le premier grade de l’université. Pour autant, ce sont les résultats du contrôle continu au lycée qui sont pris en compte pour l’admission des élèves dans les classes préparatoires aux grandes écoles, dans les sections de technicien supérieur, dans les IUT, dans les procédures d’accès à d’autres filières (Sciences po, Dauphine). Cette année, par exemple, les élèves de terminale ont été informés de leur admission dans ces formations le 8 juin, plus d’une semaine avant la première épreuve du baccalauréat. Je propose la rénovation du baccalauréat pour trois raisons. La première raison est l’inquiétant taux d’échec (58,5 %) des bacheliers en première année d’université. Ici et là sont lancés des appels à la sélection à l’entrée de l’université. Je suis convaincu que si nous ne voulons pas instaurer la sélection à l’entrée de l’université, le baccalauréat doit être plus solide. La deuxième raison est l’extrême complexité de l’organisation de l’examen: sa tenue en juin aboutit à ce qu’aujourd’hui, tous les lycéens et de très nombreux collégiens ont déjà fini l’année ! Chaque année ce sont des dizaines d’heures d’enseignement en moins pour les élèves alors que nos résultats dans les évaluations internationales ne sont pas excellents. La charge des professeurs qui doivent préparer 4880 sujets par session puis corriger 4 millions de copies, et celle des chefs d’établissement qui doivent assurer le bon fonctionnement des 4598 centres d’examen sont très lourdes. Alors qu’en Allemagne, au Royaume-Uni, en Italie, en Finlande, l’examen de fin du secondaire se concentre sur 3 ou 4 épreuves, en France en série économique et sociale par exemple, le baccalauréat compte 9 épreuves finales, un contrôle en cours de formation en EPS, une épreuve de spécialité parmi 5 au choix, sans compter 2 épreuves facultatives parmi 8 disciplines au choix. Ce très grand nombre d’épreuves multiplie les risques d’incidents (fuites, erreurs de sujets,…). La troisième raison est de répondre à l’appel au bon sens lancé de toutes parts: le rapport des inspections générales de 2011, les propositions émises depuis 2013 par le principal syndicat des chefs d’établissement, les recommandations de la médiatrice de l’éducation nationale en 2015 réclament une vraie réforme. La rénovation du baccalauréat général et technologique - le baccalauréat professionnel ayant déjà été rénové en 2009 - devrait conjuguer trois impératifs : toutes les disciplines du lycée contribuent à son obtention ; l’examen prépare mieux à l’enseignement supérieur par des exigences plus élevées pour les épreuves terminales ; les cours ont effectivement lieu jusqu’au 30 juin dans tout l’enseignement secondaire. Le baccalauréat comporterait quatre épreuves terminales comptant pour 60% du baccalauréat. Toutes les disciplines qui ne font pas l’objet d’épreuve terminale compteraient pour l’obtention du baccalauréat dans une proportion de 40% ; leur évaluation reposerait sur le contrôle continu des connaissances selon une grille d’harmonisation établie dans chaque académie pour assurer l’équité. En langues vivantes, la validation serait faite par une certification reconnue dans le cadre européen commun de référence pour les langues. Les quatre épreuves terminales seraient organisées tout début juillet. - Une épreuve [15%] dans toutes les séries, passée en fin de classe de première comme aujourd’hui, porterait sur le français. - Trois épreuves se passeraient en fin de classe terminale. Une épreuve [20%] se tiendrait dans la discipline dominante de chaque série, par exemple : philosophie en série littéraire ; mathématiques en série scientifique ; chimie-biochimie-sciences du vivant en sciences et technologie de laboratoire. Les deux dernières épreuves [15% et 10%] seraient choisies par les candidats. Les établissements d’enseignement supérieur pourraient annoncer le choix d’épreuves qu’ils recommandent aux élèves en vue de favoriser la réussite dans leurs différentes formations. Une épreuve se passerait dans une discipline caractéristique de la série, l’autre dans une autre discipline. Par exemple en série scientifique, une épreuve en physique-chimie ou sciences de la vie et de la terre ou sciences de l’ingénieur, l’autre en histoire-géographie ou philosophie. Enfin l’obtention du baccalauréat nécessiterait trois conditions : aucune note inférieure à 7/20 aux quatre épreuves terminales ; une note globale de 10/20 résultant des notes obtenues aux épreuves terminales et au contrôle continu; le certificat attestant, dans une langue étrangère, le niveau B2 du cadre européen commun de référence pour les langues (en série littéraire, le niveau B2+). Pour les candidats qui ne satisferaient pas aux trois conditions mais qui auraient obtenu une moyenne globale d’au moins 8/20 aux 4 épreuves terminales, le jury examinerait le livret scolaire et pourrait prononcer l’admission au baccalauréat en fonction du travail de l’élève et des résultats obtenus dans l’année scolaire. La session de rattrapage serait donc supprimée. Et l’ensemble des résultats du baccalauréat serait proclamé avant le 14 juillet. Je livre ces propositions au débat car il me paraît nécessaire d’introduire plus d’exigence dans le contenu, et plus de bons sens dans l’organisation du plus populaire de nos examens. Avec un seul souci : mieux préparer les jeunes à réussir. Baccalauréat : plus d'exigence dans le contenu, plus de bon sens dans l'organisation

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  • Ancien èlu.R.P.R.
1983:à PARIS-
2001: en LOIRE-ATLANTIQUE.
Ancien chargé de mission du Chêne.
Ancien chargé de mission de l'union Gaulliste de France
Actuellement: Président de l' UNC de Batz sur Mer. de puis 2004.
Président du comité UNC pour les commémorations des cérémonies du 70 em anniversaire
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