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20 mai 2015 3 20 /05 /mai /2015 09:49
~~ 19 mai 2015 Interview aux Echos :
"Comment François Fillon veut relancer l’emploi des jeunes"
Pour François Fillon, seul un profond changement d’approche permettra de réduire le chômage des jeunes. Il préconise d’exonérer toutes les entreprises de charges sur les alternants en utilisant les budgets des contrats aidés. L’ex-Premier ministre dévoile aux « Echos » les propositions pour relancer l’emploi des jeunes qu’il présente ce mercredi. Croyez-vous l’inversion de la courbe du chômage promise par l’Elysée ? Absolument pas. On nous promet tous les six mois que le chômage va baisser alors que tout le monde sait très bien que ce ne sera pas le cas avec la politique actuelle. Le constat sur l’emploi des jeunes est sans appel : la situation est grave, depuis longtemps, et empire depuis l’arrivée de François Hollande. Un jeune sur quatre est au chômage, trois fois plus qu’en Allemagne, alors que des milliers de postes sont dans le même temps vacants faute de candidats formés ; 140.000 jeunes sortent chaque année du système sans diplôme et on compte désormais 2 millions de 15-29 ans qui ne sont ni en emploi, ni en formation, ni en études. Le tout alors que François Hollande affirme que la jeunesse est la priorité du quinquennat et se targue d’avoir renforcé les moyens de l’Education nationale... Une conclusion s’impose : notre système de formation n’est pas adapté au marché du travail et nous enferme dans une impasse. Que préconisez-vous ? Il faut faire de l’alternance une filière centrale d’accès des jeunes à l’emploi, en fusionnant au passage les contrats d’apprentissage et de professionnalisation. C’est la clef de la réussite allemande, où 1 jeune sur 6 est en apprentissage, contre 1 sur 20 en France. Il faut se donner les moyens de viser nous aussi 15 à 20 % d’une classe d’âge dans ces filières, en développant dès la classe de 4ème, et dans les écoles de la seconde chance, des filières de pré-apprentissage (tout en maintenant à 15 ans l’âge minimal d’entrée en apprentissage). Cela nécessitera un fort changement d’état d’esprit à l’Education nationale et une refonte totale des services d’orientation. Il faut les rebâtir en modifiant leurs statuts, avec un passage sous droit privé et une large ouverture au monde de l’entreprise pour diversifier le profil des conseillers et renforcer leurs connaissances réelles du marché du travail. Nous avions lancé ce chantier lors du précédent quinquennat avant de reculer face au risque de mobilisation. Je regrette ce recul, c’était une erreur. L’apprentissage chute aussi faute d’entreprises d’accueil. Comment les convaincre ? Plusieurs freins sont à lever de concert. Il faut assouplir les contrats d’apprentissage, qui sont aujourd’hui très durs à rompre, ce qui fige des situations d’échec. Il faut aussi en finir avec le rythme actuel de l’apprentissage, avec des semaines en entreprise et d’autres à l’école ou au centre de formation. Les apprentis doivent passer un maximum de temps dans l’entreprise et de manière plus continue, avec des enseignements assurés via des cours du soir et un recours accru au e-learning, notamment en finançant une tablette électronique pour chaque jeune dans le dispositif. Il faut enfin renforcer l’intérêt économique pour les entreprises en les exonérant totalement, quelle que soit leur taille, de charges patronales sur les alternants. Et celles comptant dans leur effectif plus de 4 % d’alternants seraient autorisées à utiliser une partie de leur taxe d’apprentissage pour financer leurs propres centres de formation. Comment financer tout cela ? En mettant fin à la gabegie des contrats aidés. Les emplois d’avenir et les contrats de génération lancés en 2012 coûtent 1,4 milliard d’euros par an ! Pour quels résultats ? Ils n’assurent pas une vraie insertion des jeunes et on les oriente vers le secteur public où la France est au contraire vouée à réduire ses effectifs. Il faut les supprimer et réorienter ces budgets vers l’alternance dans le privé, qui assure les meilleurs taux d’insertion et permet d'orienter vers les secteurs d’avenir. Cela passera aussi par une refonte de la gouvernance de l’enseignement professionnel. Quel modèle imaginez-vous ? Le système actuel est ingouvernable car on empile les niveaux de responsabilité, l’Etat ne voulant jamais lâcher vraiment prise. La gestion des lycées professionnels et des CFA doit être entièrement confiée aux régions qui, en association étroite avec les branches professionnelles, ajusteront les formations aux besoins réels des bassins d’emploi. Vous fustigez les emplois aidés mais vous y avez vous-même bien recouru de 2007 à 2012... Il faut savoir analyser les erreurs du passé pour ne pas les refaire. Les contrats aidés sont une dépense de fonctionnement qui n’a d’effet qu’à court terme. Il faut basculer dans une vraie logique d'investissement sur l’avenir, sans quoi on ne réduira jamais durablement le niveau du chômage des jeunes. Au-delà des jeunes, le débat monte en France sur le contrat de travail. Faut-il le réformer ? Oui. Il est indispensable de faciliter les embauches et les licenciements pour que les entreprises puissent s’adapter en permanence à leurs besoins réels. La difficulté est de sécuriser juridiquement le dispositif. J’avancerai des propositions dans ce sens à la rentrée. Interview aux Echos : "Comment François Fillon veut relancer l’emploi des jeunes"

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  • Ancien èlu.R.P.R.
1983:à PARIS-
2001: en LOIRE-ATLANTIQUE.
Ancien chargé de mission du Chêne.
Ancien chargé de mission de l'union Gaulliste de France
Actuellement: Président de l' UNC de Batz sur Mer. de puis 2004.
Président du comité UNC pour les commémorations des cérémonies du 70 em anniversaire
  • Ancien èlu.R.P.R. 1983:à PARIS- 2001: en LOIRE-ATLANTIQUE. Ancien chargé de mission du Chêne. Ancien chargé de mission de l'union Gaulliste de France Actuellement: Président de l' UNC de Batz sur Mer. de puis 2004. Président du comité UNC pour les commémorations des cérémonies du 70 em anniversaire

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